Du feu, un sapin, des chats crétins.

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(J’ai pondu ce texte il y a quelques années, alors que je suais sang et eaux sur ce salopard de bouquin. Je le pose ici car en ce moment, je n’ai absolument rien à raconter, exceptées les joies pour le moins sataniques d’une bonne gastro. Et. Les innombrables allers retors lit/cabinet, cabinet/matelas d’eau. J’espère que le vénérable Santa Klaus a tout bien rempli vos gros souliers et que vous avez rondement festoyé. En vous remerciant.)

 

Protagonistes de l’histoire: « Ogresse », la chatte obèse. Le « Grosdédégueulasse », minet efflanqué, inconscient du danger. « Roulio », trentenaire hystérico/ravagée.

En toile de fond: l’ « Ogre » et le « Grosjéjéladalle », matous de gouttière, brillant ici par leur avachissement « canapétal ».

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Intérieur nuit. Un dimanche soir comme un autre dans (une cage à poules) un appartement parisien.

21h53 : Le Grosdédégueulasse ramène sa fraise près de la mangeoire d’Ogresse et ce, alors que celle-ci était en pleine ripaille.

Vexée d’être ainsi dérangée, la vieille chatte pousse son acolyte de la patte tout en découvrant les canines, histoire de lui montrer qui est la véritable cheftaine en cette boutique. En réponse aux crocs annonciateurs de pogo, le Dédégueulasse se contente de lui éternuer à la truffe, avant de replonger le groin dans la gamelle, l’ignorant de sa superbe.

21h53 (et huit secondes) : L’Ogresse devient complètement azimutée des moustaches. Ouvrant une gueule énorme, elle émet une sorte de borborygme semblable à un couinement de canidé et dans le même temps, file un coup de croc au matou couillu, inconscient du danger. Sous l’impact de la châtaigne garnie d’un couperet de dents absolument méchant, le Dédé feule et court se réfugier sous l’édredon où je faisais rôtir mes jambonneaux. Mal lui en prend, je te le fais déguerpir illico à grands coups de savates dans le plumeau.

21h54 : Début de l’éclatante course poursuite dans l’appartement. L’ignoble Ogresse s’élance et dérape sur son collègue, lui broyant la queue de justesse, sous l’oeil blasé de l’Ogre et du Grosjéjéladalle, impassibles à leur bataille de territoire.

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21h59 : Je décide que cela suffit comme ça et prends part à mon tour à la chasse, mes tatanes visant l’arrière train de l’Ogresse. Après trois tours de table et une glissade le long du parquet, je manque de peu d’atteindre le cul de cette saleté velue, quelques poils me courant dans la main, puis plus rien.

22h01 : J’abdique, devant mon peu de talent manifeste à pourfendre la caillera féline et retourne me compter les germes adipeux sur le canapé, humiliée et à bout de souffle. Je sens que le Grosdédé commence lui aussi à fatiguer et qu’il doit juger bon de se trouver une cachette, sur les hauteurs desquelles l’Ogresse ne pourra s’en prendre à lui.

22h07 : Tentative d’une incursion sournoise sur le plancher, consistant en un posage délicat d’un vénérable doigt de pied, au vu et au sus d’Ogresse la tortionnaire.

22h07 (et quinze centièmes) : Grondements féroces et claquement des mâchoires de l’animal dans le vide.

22h07 (et seize centièmes) : Rabattage immédiat du doigt de pied intrépide sur son nid de pelures douillet.

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Le Grosdédégueulasse, qui a profité de notre incartade pour se planquer à même le sapin de Noël, ne bouge plus, tapi dans le conifère, les oreilles aux aguets. Je ne vois désormais de lui plus que deux yeux luisants d’épouvante, ainsi qu’un bout de queue valdinguant de branche en branche.

22h14 : L’Ogresse vient de repérer Dédé le minet sur sa branche résineuse, le balai incessant de sa queue l’ayant vraisemblablement trahi, en faisant tinter une des clochettes du sapin.

D’un bond, elle se jette dans l’arbre qui tangue et choit aussitôt sous le poids des bêtes. Les boules de verre se fracassent la membrane, des éclats brillants, innombrables jonchant le sol. Plantés toutes griffes dehors sur mon beau sapin, roi des forêts, les deux mammifères à fines moustaches s’en donnent à cœur joie et dansent la lambada des katzes sur sa dépouille d’épines. C’est un véritable déferlement de guirlandes, de poils hirsutes et de joyeuses loupiotes qui se labourent la tige.

22h14 (et vingt secondes) : L’une des lanternes clignotantes de l’arbre a pris feu. Cela fait comme une pétarade d’éclairs métalliques sur les fils de plastique, puis la première flammèche apparaît, sournoise, rougissante de ses péchés à venir. Que c’est beau toutes ces couleurs, que c’est beau et que c’est jo-li, ouhlala ouh je m’extasie, je m’électrifie.

22h14 (et vingt deux secondes) : Le moignon de queue du Dégueulasse est proprement en flammes. Cet imbécile ne s’est rendu compte de rien, au contraire de l’Ogresse qui s’éloigne de la torche féline, avant de se poser sur le toit du frigo et de profiter du spectacle qui lui est ainsi offert.

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22h14 (et vingt cinq secondes) : Grosdédé le mal aimé comprend qu’il est en feu. La chose à poils ras hurle à la mort, folle de détresse, balançant son bout de queue d’avant en arrière, comme si faire l’hélicoptère des vertèbres allait seulement assécher l’incendie.

22h14 (et vingt six secondes) : L’information vient de monter à mon cervelet, frêle esquif impraticable dès lors que la tempête fait rage trop près des côtes de mon myocarde.

AU FEU ! AU FEU, LES POMPIERS !!!!!

J’ attrape le matou par la peau du cou, le plonge queue la première dans l’évier de la cuisine plein d’une eau savonneuse, où marinaient mes petites kilottes sales et autres soutifs graciles.

22h15 : Dédé-queue-de-brasier est hors de danger. Je répète, Dédé-queue-de-brasier est hors de danger.

22h15 (et trois secondes) : Tiens ! Les guirlandes au sol crépitent en un fantastique feu d’artifice avant de cramer vives, c’est jo-li, c’est…AU FEU NOM DI DIOU, AU FEUUU !!!!!

23h34 : Opération sauvetage du Grosdédé et humble masure terminée. Après trois seaux d’eau versés sur les flammes, celles-ci ont décédé, faisant beaucoup de fumée.

Je suis prestement assise sur le sofa, vitres ouvertes, un Dédégueulasse douleureux sur les genoux, essayant de bander l’extrémité de sa queue roussie avec de l’argile verte et une gaze, chose assez peu aisée, s’il est nécessaire de le mentionner.

01h19 : Queue bandée, je répète, queue bandée.

Je tiens à dire Roulio mon salaud que vous êtes (le plus beau) promu Commandant général en chef, des armées du feu de ces hauts lieux.

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Montjoie ! St Denis ! Que trépasse si je n’éteins l’incendie !

 

 

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Gratitude.

 

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Je suis jeune, je suis en vie. En bonne santé. Il est encore tôt ce matin. J’ai de la joie plein le baril, dehors le soleil poudre mon nez de ses rayons vifs, faisant plisser mes yeux, baignant mon front. L’herbe, prise par le gel, craque sous mes semelles. Mes pieds s’enfoncent avec douceur, ça tinte à mes oreilles en un crissement délicieux. Je remonte alors à la cuisine par les escaliers nimbés de mousse, où m’attendent un café brûlant et une cuillerée de miel. Je trinque à la vie, souris.

Ogresse va bien. J’ai un abri où le moelleux est roi, du chocolat chaud et des galettes dorées pour mon quatre heures, l’amour de mes proches, un bichon défroqué qui me suit à la trace du matin au soir, du soir au matin. Ogresse va bien. J’ai des jarres d’eau à disposition pour nourrir mon corps de l’intérieur, de la chaleur, des comestibles  à profusion, de l’amour, un métier de (rombière) fée des marchés. Quelques billets pour voir venir et profiter un peu, aussi. Nom de Zeus, j’ai M. dans ma vie.

M. qui est là, tout prêt à se faire aimer, comme je le suis de mon côté.

Mes besoins vitaux sont satisfaits chaque jour, pleinement. Je suis chanceuse et je le sais. Bonne Mère. Je suis jeune, je suis en vie, je suis ravie Thérèse. Je suis ravie.

100 conseils pour être plus heureux…sans gagner au loto.

(Piqué au site « Cultivons l’optimisme ».)

J’adore les n° 11, 12, 22, 30, 38, 41, 81, 94, 98 et 99.  Et vous?

 

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1.  Ne critiquez pas, ne jugez pas. Observez.

2.  Ecoutez votre intuition.

3.  N’essayez pas de gagner du temps. Profitez de chaque seconde.

4.  Trouvez une passion. Consacrez-lui une heure par semaine ou quelques minutes par jour (au moins).

5.  Entourez-vous de personnes optimistes. Fuyez les pessimistes.

6.  Soyez poli et avenant. Ne lésinez pas sur les « merci », « s’il vous-plait » ou « bonjour »

7.  Apprenez le nom (ou le prénom) de vos interlocuteurs. Prononcez-le dès que vous en avez l’occasion. Ils seront ravis.

8.  Travaillez votre voix pour qu’elle soit forte et assurée.

9.  Faites preuve d’audace.

10.  Apprenez à dire non.

11.  Souriez dès que vous croisez quelqu’un ou si vous êtes seul(e).

12.  Fêtez toutes vos victoires (individuelles et collectives).

13.  Oubliez les emails, décrochez votre téléphone, laissez plutôt un message personnalisé sur un post it.

14.  Faites une liste de vos vœux les plus fous. Gardez-la sur vous.

15.  Ne vous demandez pas pourquoi mais comment.

16.  Cessez de penser que vous avez quelque chose à prouver aux autres.

17.  Apprenez une nouvelle langue.

18.  Changez de station de radio. Écoutez des musiques que vous ne connaissez pas.

19.  Engagez la conversation avec une ou un inconnu(e).

 

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20.  Demandez-vous ce que vous feriez si vous étiez sûr de ne pas échouer.

21.  Dormez au moins 7 heures par nuit.

22.  Offrez des cadeaux, même symboliques et sans raisons particulières.

23.  Aidez au moins une personne par jour.

24.  Faites un inventaire de ce que vous avez (palpable comme impalpable).

25.  Faites 10000 pas par jour. Bougez 30 minutes en augmentant votre rythme cardiaque.

26.  Mangez lentement. Soyez attentif aux sensations.

27.  Prenez des photos de tout, tout le temps.

28.  Faites des dons régulièrement.

29.  Offrez-vous un soin ou une séance de massage.

30.  Agissez sans viser la perfection. Elle n’existe pas. Faites les choses, c’est tout.

31.  Gardez des projets secrets jusqu’à ce qu’ils soient bien avancés.

32.  Faites confiance à votre bonne étoile (ou imaginez que quelqu’un veille sur vous).

33.  Gardez toujours un carnet sur vous pour y noter vos pensées et vos idées.

34.  Placez 10% de ce que vous gagnez par mois.

35.  Allez chez le coiffeur une fois par mois.

36.  N’employez pas les expressions “toujours”, “tout le temps”, “jamais”,”tout le monde”,”personne”. Soyez moins catégorique et plus souple.

37.  N’ayez pas de préjugés négatifs. Partez du principe que les gens sont honnêtes.

 

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38.  Demandez-vous ce que vous aimeriez raconter de votre vie à 80 ans.

39.  Ne mentez pas.

40.  Allez au musée une fois par mois (quand c’est gratuit).

41.  Riez une fois par jour. Veillez sérieusement à cela.

42.  Positionnez les anniversaires de votre famille et de vos amis sur un calendrier.

43.  Simplifiez-vous la vie. Jetez ou donnez ce dont vous n’avez plus besoin.

44.  Rendez muettes les pensées négatives. C’est vous qui avez accès au bouton du volume.

45.  Parlez-vous intérieurement avec une voix assurée et réconfortante.

46. – Ne faites à personne ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse.

47.  Ne vous dites jamais “je ferai mieux la prochaine fois si je me plante.”. Donnez tout ce que vous pouvez immédiatement. Puis n’y pensez plus.

48.  Avancez votre horloge de 5 minutes pour avoir un temps d’avance sur tout.

49.  Faites une seule chose à la fois.

50.  Regroupez les tâches à faire du même style afin d’éviter les grands écarts de réflexion.

51.  Apprenez une nouvelle chose par jour. Peu importe le sujet !

52.  Marchez plus vite. Cela confère de la confiance en soi.

53.  Envoyez un message par jour à vos amis pour leur dire que vous pensez à eux.

54.  Faites une action qui vous rapproche de chacun de vos objectifs personnels par jour.

55.  Exprimez vos sentiments à la première personne sans accuser : je t’aime, tu me manques, je ne me sens pas bien.

56.  Ne retenez que le meilleur de votre passé.

 

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57.  Cherchez un travail plus proche de votre lieu de vie. Ou l’inverse.

58.  N’ayez pas peur de penser “grand”.

59.  Réjouissez-vous du bonheur et des réussites des autres.

60.  Levez-vous plus tôt pour vous accorder un instant rien qu’à vous et planifier votre journée.

61.  Ayez toujours un CV actualisé sous la main.

62.  Tenez un journal ou un blog. Écrivez positivement.

63.  Trouvez un Padawan pour lui enseigner votre savoir et l’aider à progresser.

64.  Décrivez par écrit un succès que vous avez connu. En détail.

65.  Apprenez à jouer d’un instrument de musique.

66.  Gardez sur vous ou dans votre smartphone des photos de vos enfants, de votre moitié et des lieux que vous affectionnez.

67.  Faites un loto par semaine en flash. Cela entretien espoir et optimisme.

68.  Serrez le poing dès que vous avez besoin de force.

69.  Payez-vous une expérience plutôt qu’un bien.

70.  Remplacez une mauvaise habitude par une bonne. Faites-le progressivement.

71.  Adoptez les postures du pouvoir.

72.  Lisez plusieurs magazines par semaines sur des sujets que vous ne maitrisez pas. Juste pour apprendre, attiser votre curiosité et ouvrir votre esprit.

73.  Sous la douche, fermez les yeux et retrouvez le robinet, le gant et le gel douche en tâtonnant.

74.  Demandez souvent. Osez demander.

75.  Ne vous comparez pas.

76.  Changez la décoration chez vous.

 

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77.  Rangez votre bureau.

78.  Le matin, étirez-vous et méditez.

79.  Regardez les gens dans les yeux.

80.  Prenez des décisions avec votre coeur et votre tête.

81.  Dites-vous que chaque jour qui commence est une nouvelle chance de vivre.

82.  Assistez à un coucher de soleil.

83.  Préparez un voyage même si vous ne partez pas dans l’immédiat.

84.  Chantez et sifflez sous la douche.

85.  Faites des grimaces devant le miroir ou devant vos enfants.

86.  Avant de vous endormir, demandez à votre subconscient de trouver les solutions à vos problèmes. Dites “s’il te plait”.

87.  Avant de vous coucher, notez vos 3 plaisirs de la journée.

88. Ayez toujours un roman en cours de lecture.

89.  Oubliez la TV.

90.  Changez de chemin pour rentrer chez vous.

91.  Lisez une histoire à vos enfants le soir.

92.  Dites-leur souvent que vous les aimez et qu’ils vous remplissent de fierté.

93.  Intéressez-vous vraiment aux autres. Écoutez-les.

94.  Lâchez-vous! Défoulez-vous ! Devenez imprévisible pour quelques instants.

95.  Méditez 5 minutes par jour. Concentrez-vous sur votre respiration simplement.

96.  Fiez-vous à votre première impression.

97.  Jouez avec vos enfants. Comportez-vous comme eux. Adoptez leur vision.

98.  Faites preuve d’empathie.

99.  Profitez de l’instant présent. Vivez-le en pleine conscience.

100.  Servez-vous de votre imagination pour visualiser vos réussites.

Ici et maintenant…

…emprunté au blog d’Armalite, « Le rose et le noir », que j’aime d’amour.

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La dernière fois que vous avez ri aux éclats: hier matin, vers cinq heures environ, au moment où la boite où l’on s’agitait la tresse d’ail, M. et moi, fermait boutique. On dansait la gigue espagnole au milieu de la piste déserte et on était comme seuls au monde. On singeait les protagonistes du film « Titenaïque » dans la « salle de bal » irlandaise, s’agrippant les poignets et tournoyant tels deux chiens fous. Seuls au monde, deux foufous hirsutes tournaient et virevoltaient. Se mangeaient des yeux, riaient, tournaient jusqu’à la gueule, se casser.
La dernière fois que vous avez pleuré: la semaine dernière, lorsque j’ai appris le cancer au sein d’Ogresse.
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Le dernier rêve dont vous vous souvenez: je savais voler tel un moineau, comme souvent dans mes rêves et apprenais ce super pouvoir à mon ancienne petite voisine de sept ans, qui n’en revenait pas de décoller ainsi et de se balader à mes côtés, libre, légère comme une fane de radis.
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Votre livre du moment: « Au coeur de la tourmente, la pleine conscience », de Jon Kabat Zinn. Ca fait un gros moment que je l’ai sous le coude. Il est mon pansement anti stress contre la férocité du monde.

Votre dernière série télé coup de coeur: euh…les vieilles séries ça compte aussi? Non parce que je reluque beaucoup en ce moment « Malcolm », faute de Netflic, mon précieux. C’est si bon. Al est un cartoon à lui seul.

La dernière fois que vous avez fait un truc avec un ou des ami(e)s: la boiboite et le cinéma d’hier, mon délicat cerbère. Même que c’était vraiment très chouette.

La dernière fois que vous avez fait un truc rien que pour vous: il y a une paire d’heures, le chocolat chaud + tartine de nutella sans huile de palme, very onctueux, dont je me suis empiffrée pour le goûter.

L’achat déraisonnable sur lequel vous fantasmez un max:

Achat pas si déraisonnable que ça, mon gros rat.

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Votre dernière chouette découverte sur internet: Le site 100% vegan, aux mille et un délices cosmétiques, Pachamamai.

Une décision qui vous fait hésiter: me laisser porter par le tourbillon d’une toute nouvelle (et prometteuse? et ébouriffante et incroyable) relation.

 

Le truc ou les trucs de l’actualité qui vous préoccupent le plus: les conflits mondiaux (guerres?) qui éclateront forcément d’ici quelques décennies, selon les scientifiques spécialistes du climat.

Le ou les trucs personnels qui vous réjouissent le plus:  dans le désordre: Noël qui approche, M., qui balaie tout sur son passage et me transporte véritablement dans un autre monde. Le Saigneur Du Martin et le doucereux vent de folie qu’il fait souffler sur ma vie.

Le ou les trucs de l’actualité qui vous réjouissent le plus: je ne vois pas, malheureusement. Peut être le film « Demain » qui a fait et continue de faire un tabac un peu partout dans le monde. Les actions des « petites gens » au niveau local, plus précieuses qu’un quintal de gemmes blancs.

Comment vous encaissez la bascule vers la mauvaise saison? siestes prolongées+ goûters gargantuesques chocolatés+ yoga+baisers profonds dans l’encolure d’un beau blond+bonnet péruvien vissé sur la crête du matin au soir+café brûlant au soleil levant=bonheur assuré. Mon vieux civet.

 

Des projets pour ce week-end? M. M. M. M. M. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrire, me creuser le ciboulot, bosser sur les marchés. Hiberner et. Roupiller mon gras poulet.

 

Une note de satisfaction globale sur 10: 8,5. Voire même 9 selon les moments. Mon beau loup blanc.
A noter qu’en cette fin d’année, la chance s’est enfin faite ma fiancée*. Je l’ai rencontrée, elle chemine maintenant près de moi, chuchotant des mots doux à mon oreille, crochetant mes poignets aux siens. Il se peut qu’elle se fasse la malle un jour, entre deux éclats de rire, car tout fluctue, rien n’est jamais constant en ce monde, je le sais. Mais qu’importe au final. L’important est « maintenant ». Et maintenant, eh bien la vérité je savoure comme jamais.
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*J’ai bien tenté de jouer au loto pour pousser le vice jusqu’au bout, mais bon ça n’a pas marché.
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« Si vous voulez reprendre ce questionnaire dans votre propre blog, surtout n’hésitez pas – et signalez-le-moi dans les commentaires, que j’aille lire ce que vous avez écrit! »
C’est Armalite elle même qui l’a dit!

Bonnet d’âne.

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L’heure est grave. Car voyez-vous, j’ai bien peur que mes cours d’anglais se fassent de plus en plus lointains et frelatés et… Vous me direz, c’est tout à fait normal mon Roulio, tu es en vie et de ce fait, tu vieillis, l’époque du lycée ne reverdit pas, elle se jaunit, tes exos es grammaire thatchérienne ont pris du cuby et…

Bref. Je me rends compte un peu plus de mon ignorance chaque jour*, dès lors qu’un « individus rosbeefus » s’arrête à mon stand de nippes sur le marché et que je (l’harcèle) m’enquiers dans sa langue de ses goûts vestimentaires. Pas plus tard que le mois dernier par exemple, j’avisai un grand rouquin et sa mère, quasi octogénaire, l’air aussi aimable qu’un Mélanchon devant un troupeau de partisans d’Emmanuel Gnafron, au congrès des joyeuses idées sur les différentes façons d’assassiner un patron.

La lady a erré une demi heure parmi les tutus turquoises et les corsages en lin, a fini par dégoter une robe à fleurs blanches qui allait irrémédiablement la changer, je le savais, en véritable bonbonne à gaz/montgolfière à moustaches et à anglais frisottis. Elle a disparu derrière le tipi nous servant de cabine d’essayage et je me suis trouvée comme deux ronds de flanc, à blablater comme je le pouvais avec le fiston. Celui-ci me dépassait bien de douze têtes et acquiesçait sagement à tout ce que je lui baragouinais, ou presque. Encouragée par sa gentillesse, je lui tins un discours pugnace sur les trésors du Périgord, beuglant que « Sarlat the Canéda ize véri bioutifoule at thize période of l’année, putaing cong« , que « the magrette of duck, c’était vachement bon » et que sais-je encore. Tout juste si je ne battais pas des ailes et poussais des coincoins pour me faire comprendre. Pathétaïque ma chérie.

Don’t you are a basketball man?, que je lui ai sorti à un moment avec un grand sourire, toute contente de ma phrase, digne selon moi à cet instant de figurer dans le prochain Beshrelle anglais-français, niveau 3ème.

Les yeux du gars se sont voilés tandis qu’il m’écoutait, puis son visage a très vite retrouvé un semblant de joyeusité. Nous avons continué à deviser comme si l’on s’était toujours connus, malgré le lointain de son Ecosse et le fin fion de mes calanques, marbrées d’orties piqueurs de cul et de rochers blancs, moussus. Tatie Danielle version « rosbeefus-ratatinus-aimablus-like-the-typhus » est sortie de la cabine, a reluqué sa croupe d’hippopotame dans le miroir (de poche) très beau qui sied à notre entreprise et a clairement présenté des signes de myopie, puisqu’elle a décrété en parlant de la nippe: « I take it. »

Ils ont payé, ramassé vite fait leur barda de sacs et de porte monnaie, je leur ai lancé mon sempiternel: » Haveu a goude daye! And goude holydayèze! » Et. J’ai tourné et retourné cette phrase dans mon cerveau de vermisseau, cinq bonnes minutes durant. « Don’t you are a basketball man », que je me suis répété en ma barbe vénérable et cendrée.« Y’a vraiment quelque chose qui cloche. Oui mais quoi? Don’t you are a basketball man. Don’t you are a basketba…DON’T YOU ARE????!!!!

Mince alors. C’est ce qu’on appelle se prendre pour la Papesse-poêtesse de la langue anglaise et retomber aussi sec de son piédestal, telle une brave merde. Bien sèche. Bien ignare et bien épaisse.

« Don’t you are a baskett ball man ».

 

#I-speak-english-like-a-spanish-cow.

#sij’auraissu, jem’auraistu.

#ignareandashamedofl’être.

#themagretteofduckizemeilleurmaillepréchiousse,ouizeabiguetrancheofpaing,andablockoffoiegrasputaing.

#coin!coincoincoin!coin!

*Surtout lorsqu’on répond « Sorry, I don’t speak french! » à ma phrase pourtant prononcée in english, ou qu’on rétorque à ma réflexion quelconque, sur le temps: « You see, the sun has gone! », un sublime: « Oh yes, my grand-son has gone, he’s at home! »

 

La rentrée des claques.

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Depuis que j’ai quitté la fac il y  a près de quinze ans*, je prends chaque année un malin plaisir à suivre la rentrée des petits gniards et autres étudiants à la télé. Les moues boudeuses de certains me font glousser. Les voir traîner leurs cartables jusque sous le préau, la mèche dans l’oeil et des regrets pleins les naseaux m’abreuve d’une joie absolument mauvaise. Je me délecte comme on dit de l’idée que pour ma pomme, cette « chose » qu’on nomme école, est bel et bien du passé.

C’est mon petit côté sadique/diabolique/je suis malfaisante et ça me plaît.

Alors à chaque rentrée le matin, je sirote mon café, blottie dans mon fauteuil, semblable à une Tatie Danielle déchaînée, l’oeil rivé à l’écran et… je ricane doucement. « Bien fait! », dit une voix venue du fin fion de mon cervelet. « Biiiiiiiiiiien faiiiiiiiiiit! »

 

Post scrotum: Bon, ça me fend tout de même un peu aussi le coeur de voir certains pleurer des larmes de crocodiles alors qu’ils franchissent le portail de l’école…mais ça n’empêche que le sentiment premier de mauvaisitude est là.

 

*Quinze ans bordel de shit?!! Ahou! Tiens, prends toi ça dans les dents ma vieille jument à la croupe énorme et aux bas flancs pendants.

 

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Parfois j’aimerais changer de nom de famille comme ça, en un claquement de doigts. En douceur, sans faire de vagues, ni regarder en arrière, juste me défaire de ces deux syllabes qui me collent à la peau comme une mauvaise blague, quoi que je fasse et où que j’aille elles sont là, tristes sires garants de mon passé haï.

J’aimerais mais alors j’imagine le dialogue qui s’ensuivrait inévitablement entre l’employée de mairie et moi et…j’abdique, rentrant le cou jusque dans mes omoplates, léchant les traînées de sel me coulant des yeux.

« -Bonjour madame!, je dirais comme entrée en matière. Je voudrais sil vou plé changer de nom de famille, je ne le supporte plus, il me fait venir les vapeurs et le poil dru (à même le rouleau du Porc Salut). Est ce que c’est possible?

-Bien sûr. Sachez toutefois que la procédure est longue et qu’elle ne peut se faire sans raison. Sans une bonne raison même. Vous vous devez de porter un nom ridicule ou…

-Ridicule…comme « Vandepute »?

-Eh bien euh…oui, oui comme « Vandepute, » si vous voulez.

-Ou « Petitbou »? « Canarvolant »? « Du Cocudujoufflu »? « Sèchepine »?

Yeux ronds de sa « Majesté des bureliers ». Bouche en cul de poule, ouverte à tous les vents, laissant voir jusqu’à la moindre de ses fausses dents.

-…

-« Melamet »? « Lepuant »? « Grosmollar…

-Oui, oui! Voilà, c’est ça, vous avez compris…vous…bon. Reprenons.

-C’est cela oui.

-Il faut donc que vous portiez un nom ridicule.

-C’est cela. Comme « Canardvolant ». Et « Monsalot ». Ou « Kakala ». Ou…

-Ou alors, il faut qu’il se soit passé quelque chose de grave.

-Ah.

-Oui.

-…

-…

-Inceste.

-Oh. Ecoutez. Bien que je compatisse rondement ma p’tite dame, j’ai envie de dire: où sont les preuves? Où est le procès, où sont les plaintes, la paperasserie témoignant de ce qu’il s’est passé, les mains courantes et…

-Certes. Je vous remercie, bonne journée. Et bon vent à vous madame. »

 

J’y pense, j’ai le coeur qui se serre un brin et puis j’oublie comme on dit.

Jusqu’à la fois prochaine. C’est bien là que le bat blesse. Dommage qu’on ne soit pas au doucereux pays de Phoebe Buffay. Tout comme elle, je kiffe « Princesse Consuela Banana Hamac » la vérité.

 

Check up du jour, ô mon doucereux Seigneur drapé dans son jeté de velours.

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-Humeur: douce amère Bonne Mère.

-Niveau de flemme sur 10: 4.

Bon d’accord 9,78.

Vos gueules les mouettes.

-Poches trouées, sans le moindre billet vert pour tapisser ses pauvres vallées cotonnées et desséchées: 2.

-Nombre de pincements au coeur au cours des dernières 24h, à la seule pensée qu’à Marseille ils se dorent le trognon au soleil sur des murets de pierres sèches et qu’ici, on se gèle les roustons: 19780704.

-Mail de Mister Du Martin à son Roulio-le-salaud: 1*.

-Mail du Saigneur Du Martin annonçant qu’il va éditer Roulio-le-vieux-veau tout de go: 0.**

-Ménage de printemps entamé en vue de fête d’anniversaire du week end: not check. Se référer à l’état de flemme.

-Liste de cou-courses rédigée en vue de fiesta d’anniversaire: not check. Se référer au niveau de flemme larvaire ci dessu…oh et puis merde!

-Photo illustrant mon état proprement zombièsque avant (un bon coup de peigne) le premier café du matin et alors que je tentai de faire le point sur les tâches de la journée à mener : 1.

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Certes. Au revoir.

*Yes!

**Et merde!

A apprendre par coeur Monseigneur?

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« La paresse est une valeur humaine qui est en train de disparaître. C’est fou ce qu’à notre époque les gens peuvent être actifs. Que quelques amis se réunissent le dimanche pour un bon déjeuner, à peine la dernière bouchée avalée, il se trouve toujours quelqu’un pour demander : « Alors.. ; Qu’est ce qu’on fait ?… »

Une espèce d’angoisse bouleverse ses traits, tant est grand son désir de faire quelque chose ; Et il insiste : « Qu’est ce qu’on fait ?

– Mais rien ! », Ai-je toujours envie de répondre… Pour l’amour de dieu, ne faisons rien. Restons un bon après midi sans rien fiche du tout. Ca ne suffit donc pas d’être avec de bons amis, de jouer à sentir cet invisible courant qui, dans le silence, règle les cœurs à la même cadence, de regarder le jour décroître sur les toits, sur la rivière, ou plus simplement sur le coin du trottoir ?

J’exagère sans doute. C’est que j’aime tant la paresse, mais la vraie paresse, consciente, intégrale, que je voudrais bien lui trouver toutes les bonnes vertus. Bien sur elle est comme toutes les bonnes choses, comme le vin, comme l’amour ; il faut la pratiquer avec modération. Mais croyez-moi, la terre ne tournerait pas moins rond si ses habitants avaient le courage de se forcer chaque semaine à rester quelques heures bien tranquilles, sans occupation apparente, à guetter les signaux invisibles et puissants que vous adresse le monde vaste et généreux. »

Jean Renoir
04/03/1937

Diantre, j’dis ça, j’dis rien mais c’était un bon ce Renoir. Est ce qu’il n’aurait point tout compris à la vie par hasard?

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Vendredi 17 février 2017: premier jour officiel du printemps.

Tellement il fait bon et beau, tellement c’est la première fois de l’année où qu’on peut enlever ses grôles, ses chaussettes, courir et braire dans l’herbe, virer son anorak à moumoute et son gros pullovaire.

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Si j’ai bien appris quelque chose de toutes ces années passées à tenter d’enrayer les effets putrides de mon enfance, c’est que rien ne peut remplacer une bonne thérapie*. Absolument rien. La méditation n’est que du vent face à la douleur, un pansement d’air sur les plaies; la pleine conscience, un pet de nonne lancé à la trogne; l’auto persuasion**, de la poudre de perlimpinpin dans le crachin, un cataplasme d’eau fraîche qui caresse l’âme un instant et laisse en bouche un goût de cendre, une fois la bruine envolée.

Le mal est toujours là, tapi et n’attend qu’une chose, que tu te détournes une seconde de tes tentatives de mieux être pour planter à nouveau son aiguillon de fiel dans ta chair.

Tant que tu n’auras pas accepté les mauvais traitements comme faisant partie intégrante de ton histoire, tant que tu ne les auras pas regardés bien en face et…âprement digérés, mâchés et remâchés, on pourra bien te vendre du rêve, te rabattre les oreilles cent sept ans comme quoi il faudrait tenter ci, ci et ça pour aller mieux, qu’il faudrait peut être un jour arrêter de s’apitoyer, car c’est si loin tout ça maintenant et la vie est si courte voyons, le vaste monde n’attend pas, ça. Ne. Marchera pas.

 Même avec toute la meilleure volonté du monde, ça ne marchera pas. Car entre toi et la vraie vie, il y a « ça ». Ca qui te bouffe jusqu’à la moelle et te cache à la lumière, ça qui te condamne à la survie, triste guenille en peau humaine tordant ses chiffons de misère, quêtant une infime accalmie; en vain.

La tête et le corps se révolteront invariablement, quoi qu’on en dise. Et les fantômes jaunis reviendront te hanter, faisant claquer aveuglement leurs chaines du malheur, psalmodiant un sempiternel: »tu es rondement prisonnier mon biquet, tu es fait comme un rat musqué. Vois comme ta volonté ploie sous nos doigts et comme nous pouvons faire de toi ce qu’il nous plaît, bloc terne de pâte à modeler boursouflée. »

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*Ou un gros travail sur soi du moins. Même si je pense, mais encore une fois ça n’est que mon humble avis, qu’il doit vraiment être compliqué et difficile de s’en sortir seul, sans aide extérieure…

**A base de « je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plait », entre autres.

Rêve de vie.

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Les piaules minuscules, dites « Tiny House » en anglais me font baver d’envie. Je rêve un jour de fendre mon bas de laine joufflu et de m’en payer une, sans pour cela faire de crédit (ou alors un tout petit) et…être peinarde le reste de ma vie. Plus de loyer, ni de factures d’énergie salées à payer. Car qui dit petit espace bien isolé, dit facture lilliputienne d’électricité et de chauffage à s’acquitter-ô-ma-grasse-brebis-aux-cornes-délicatement-sculptées.

Vivre dans une maison pour Hobbits ne me fait pas peur, ou si peu. Non ce qui m’effraie c’est de passer les trois quarts de mon budget mensuel en loyer, taxe d’habitation, eau, gaz et électricité; et de me trouver ensuite comme un gros cul terreux, avec seulement 50€ par semaine pour manger à deux, au risque de faire des dettes. Et donc n’ayons point peur des mots, à bouffer de la merde. Voilà ce qui me fait enrager, sourcils froncés, écume aux lèvres gercées**.

Bref. En attendant que mon bas de soie se garnisse doucement mon précieux, je bave, gueule rondement ouverte et rêve, éveillée.

(Et puis, vu que la cabane est pourvue de roulettes, peut être pourrais-je aussi partir vivre n’importe où, où bon me semblera, faire le tour de la planète, le vent pour seule balise, bille en tête.)

Au revoir.

*Attention hein, je mesure bien toute la chance que j’ai d’avoir un abri, simplement je suis fatiguée de ne payer « que » pour cette finalité là, au détriment de tout le reste; ce qui fait en définitive le sel et le suc de la vie: nourriture de qualité, sorties, voyages, découvertes en veux-tu en voilà-mon-beau-rat.

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