De l’Ogre Jéjé et ses petits travers…

…faisant somme toute de lui, un être rondement velouté. Travers qui me touchent, me font rire -jaune- quelquefois, m’exaspèrent la plupart du temps et finissent par me faire fondre après coup, lorsque je regarde par exemple l’homme roupiller du sommeil du juste, étendu de toute sa masse sur le plumard, bienheureux comme un Pape au soleil, un filet de bave lui glougloutant paresseusement sur l’étendard. Je lui reluque alors (l’oignon) le trognon de l’aubépine et me dis: « Pute borgne mon vieux Roulio, l’individu couillu est une vraie pépite membrue. Certes il est agaçant et bourré de défauts, mais nom de Zeus, il est quand même bin rigolo. Ses innombrables vices font de ce fait le suc et le miel de son sexe à pile. Je dirais même plus, ils font tout son charme, tout son chien à ce saligaud de fieffé coquin. »

Voici donc que voilà, la liste (non exhaustive) des vices du mâle dans leur plus simple pas pareil:

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-L’Ogre Jéjé est maladroit. Et pourvu de gros doigts. Ce qui renforce considérablement sa propension à tout casser/laisser échapper les beaux n’objets/échouer à réparer les choses minuscules, nécessitant somme toute la délicatesse millimétrée et le doigté d’un horloger. De voir ainsi cette grande carcasse velue se dandiner, batailler, souffler, rouspéter tout ce qu’elle sait sous l’effort de ses phalanges à s’encastrer dans un dédale  de conduits microscopiques, je ricane dans ma barbe et me mords rondement les babines.

-Il lui arrive aussi de ne pas réfléchir plus avant, lorsqu’il lui prend l’envie soudaine de transbahuter un meuble de chêne vert à l’autre bout du salon, par exemple. Auquel cas ses vénérables tongues se prennent à tous les coups dans une plinthe/bout de carrelage salace et lui font se casser la gueule, invariablement. J’ai beau crier comme un putois qu’il faut qu’il se chausse de baskets s’il veut point finir la rondelle par dessus son crâne plein d’eau, rien n’y fait, l’Ogre Jéjé  garde ses tongues aux pieds et choit, misérablement, immanquablement, comme une vieille bouse de jument.

-L’homme est moqueur. Envers ma personne à micros tétés, ça va sans dire. Et veut toujours avoir raison. Et se fout constamment de mon pauvre trognon. Il est dépensier. Susceptible. Fainéant. Ne prend pas la vie au sérieux. Raffole très (trop) de la bonne mangeaille. Me fait souvent son Père la morale, quant aux cigarettes champêtres que je m’envoie dans le cornet (alors que lui même les inhale à tour de bras, quand vient le temps doucereux des dîners entre copains et qu’il est bourré comme un vieux coing). Il est de plus obsédé par les horaires et veut toujours partir très vite, à la minute, dès qu’il lui prend l’envie de faire un tour. « Allez dépêche toi » semble être sa phrase fétiche. Et. Comble du comble, il est autrement agacé lorsque je ris (barris serait plus juste) à m’en faire péter le nombril en bouton et qu’il n’y a somme toute point de raison à mes tourbillons hilarants.

Il m’énerve. Mais qu’est ce qu’il est meugnon. Oui mais il m’énerve. Il m’énerve, il m’énerve. Il me fait quoi? Putanasse mais il me fait enrager quoi. Allez Louhis. Allez Louya.

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2 réflexions sur “De l’Ogre Jéjé et ses petits travers…

  1. Voui, je l’avoue, j’ai le monsieur dans la peau, je l’ai jusqu’au fin fion des naseaux, même si souvent il me casse, comme on dit chez moi « les alibofis ». 🙂
    Et toi alors madame, comment que ça se passe avec ton ours des tavernes?
    Des bécots.

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