Mots de René Barjavel…

…aussi doux qu’un filet de miel à ton oreille.

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« 24 janvier 1985: je suis entré ce matin dans ma soixante-quinzième année. Ca commence à faire beaucoup. J’aime la vie, chaque seconde de ma vie. Je n’ai jamais été indifférent, j’ai regardé, écouté, goûté, touché, respiré, aimé. Aimé toute chose et toutes choses, belles et laides, émerveillé par les miracles qui m’entourent et dont je suis fait.

Je suis un univers de miracles. Je le sais. Bonheur de sentir le stylo entre mes doigts, et la fraîcheur du papier sous ma main, et de voir le petit serpent noir de l’écriture dessiner son chemin comme je l’ai voulu et comme il le veut. Bonheur de me savoir vivant et de savoir autour de moi l’univers en marche, en rond puisque j’en suis le centre comme chaque vivant et chaque parcelle non vivante.

Essayer de comprendre? Impossible. Démesure. Mais s’émerveiller de la grandeur infinie, si bien finie en chaque poussière de poussière. Et de l’ingéniosité de chaque détail, la main, l’oeil, l’oreille, le monde organisé de chaque cellule, les tourbillons vides de l’atome, le vide infranchissable du bois de mon bureau. »

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« Je suis un homme heureux. Parce que j’aime la pluie autant que le vent, et le soleil comme la pluie, le froid comme le chaud, l’hiver comme l’été, le pire comme le meilleur. Toujours ce qui est, au lieu de ce qui aurait pu être. Parce que je suis vivant et que je le sais. Savez-vous bien que vous êtes vivant? Savez-vous le savoir à tout instant? »

« Jamais je ne m’habituerai au printemps. Tout recommence avec des chances neuves et, cette fois tout va réussir. Je suis une source qui commence. C’est la grande illusion annuelle. Dans l’autre moitié du monde, l’automne est déjà là et a jeté au sol ces merveilles que l’hiver va pourrir.

Mais pour nous que le printemps aborde, l’automne est invraisemblable et l’hiver n’a pas plus de réalité que la mort ».

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Nom d’un petit pétoncle plein de pus. Je crois bien que j’aime cet homme d’amour. Il est mon nouveau Maîîîître à penser. Se goinfrer de volupté et des moindres délices que la vie nous verse  gracieusement dans le cornet, telle est la doucereuse matrice me faisant avancer.

 Au revoir.

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