Bonheurs minuscules.

0574ae344aabd9361b615f07b19b86e3J’aime:

-étaler ma crème à l’amande douce sur ma trogne avant d’aller me cher-cou sur le té-cô et sentir le sucre glace, la pâte à gâteau, la poudre vanillée à même les joues-mon-gros-loup. Avoir ainsi la ganache toute apaisée, bien hydratée, prête à se rouler dans la volupté des draps frais.

-être un peu débraillée, décoiffée, comme surgissant rondement (d’un asile) d’une guirlande de fougères ou d’un buisson d’épines amères.

-faire la sieste, un bouquin près de mon oreille, le Sacquet posé sur moi et régler ma respiration sur la sienne. L’entendre ronfler tandis que ses côtes se soulèvent et s’abaissent sous ma main, imperceptiblement, sereinement. Fermer les paupières, profiter du moment-présent-mon-vieux-brigand. Faire un brave vœu, accessoirement.

-les couleurs pastels qui changent tout ce qu’elles touchent en grosse guimauve lardée de douceur, autrement réconfortante pour les yeux et le coeur.

– la mousse qui s’infiltre partout malgré la morsure de l’hiver, se faufile et perce le bitume de ses fines pousses verdâtres, dessinant de grandes rigoles joufflues sur les trottoirs.

-cet instant où le ciel se pare lentement de gris puis de bleu nuit au crépuscule, où le silence se fait soudain et où tout semble alors possible: l’afflux de la magie, des chats noirs le cul en trompette, ramenant leur fraise pour que la fête soit complète, des licornes parsemant leur route de crottin luminescent, plein de paillettes et de vers luisants, l’arrivée d’Harry et sa baguette et autre pluie d’étoiles filantes, annonciatrices de féerie, de croissant de lune en demi teinte. Croiser les doigts pour que le troupeau enchanteur se pointe vraiment à ma fenêtre.

-faire infuser un sachet de « pisse mémé » saveur menthe-réglisse lorsqu’il fait bien noir, avant de laisser le breuvage fumant me tapisser la glotte et fondre doucement sur mes papilles, ivres de béatitude. Salace. Et. délicate.

-sentir que je succombe irrésistiblement au sommeil, frange brune sur le traversin et que ma nuit sera (peuplée d’éléphants roses) bien bonne.

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Et vous mes gras biquets, quels sont donc les bonheurs vous faisant friser le jonc et le jarret?

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