About Roulio, le gros et gras saligaud.

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Diable. J’ai la trentaine passée et vis à Poit’ Poit’ le gris (où qu’il fait comme son nom l’indique, tout le temps pourri la-pitain-d’ta-mémé-en-kilt-sans-élastique), avec l’Ogre Jéjé et Bilbot Sacquet, petit clebs obèse qui me colle aux basques toute la sainte journée et me brame incessamment un bout à manger.

A la base, mes racines porcines sont ancrées bien profond dans la garrigue et les pierrailles sèches de la colline, près de Marseille, ceci expliquant pourquoi (je ne me suis point faite au climat) vous trouverez souvent dans mon phrasé, les grossièretés et expressions typiques qui s’ensuivent:

« Fatche de con! Estrasse, jobastre! Méfi, je crains dégun! Chien des quais, encatané planté dans ton figuier, bordille des calanques, cul cousu des bas quartiers!  Ravan, pite boufigue! Vieille pachole enflammée, pacoulin de la garrigue et de la Belle de Mai! Va te faire une soupe d’esques! Hé retourne aux asperges! Tu me fais bisquer! Tu m’emboucanes et m’engatses tout à la fois, vé!

J’aime…

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…faire crisser les pages des bouquins entre mes doigts, les fous rires, me rouler tout entière dans un gros tas de feuilles mortes. Les douches bien chaudes qui te transforment en Mrs Rougeaude. Le porque au caramel de ma petite mère, faire ripaille d’une tripotée d’oursins, os du cul posé sur un rocher, groin au vent, mer droit devant.

Phoebe Buffay. Comme Maître Yoda, parler. Le crépuscule. Me goinfrer de poutargue, un plai-plaid à bouloches pourpres sur l’oignon. Insulter les ouatures passant sous ma fenêtre, la même pelisse miteuse sur le paravent. Le trampoline, les bulles de savon, les petits clebs à truffe humide sachant faire le mort quand on leur crie: « Pan, t’es mort! » Souffler sur les fleurs de pissenlit. Ricaner. Guetter les étoiles filantes. Les bottes de caoutchouc pleines de couleurs. Me plonger dans un bon bouquin. Mon surnom de « Roulio. » Les confettis, les moineaux et autres rouges gorge minuscules, plantés sur leur bout d’écorce, sifflant tout ce qu’ils peuvent. Les chiots. Taper sur mon clavier d’ordinateur et voir les troupeaux de mots s’enfiler, peu à peu*. La poutargue. L’accent belge. Et marocain. La poutargue. Noa le bouddha, dit « Tendre noix », mon tout petit neveu bien gras.

Les mots « vénérable, biscotte, sioux, vif argent, croissant de lune. Grog d’herbes elfiques. Spaghetti, poudre d’or, féérie. » Marcher dans l’herbe pieds nus.

La poutargue. Mais ce que j’aime par dessus tout Monseigneur, ouèch ouèch mes petites soeurs, c’est faire ripaille de cochonneries pour mon quatre heures.

 

*Même s’il est vrai qu’ils ressemblent plus à une cohorte de lamas des montagnes hirsutes et dépenaillés, qu’à un essaim de blanches brebis aux doucereux pis, bien ordonnées; mes mots.

 

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4 réflexions sur “About Roulio, le gros et gras saligaud.

  1. Il y a bien 20 mn que je « traine » sur ton blog à lire tout ce que j’y trouve, alors dire que je n’aime pas serait pas honnête. J’y suis venue à partir du blog de Stéphane Arnier. Je suis inscrite à un cours en ligne ( MOOC) Draftquest et j’ai un projet de livre mais pas du tout dans ton style et pas du tout abouti.
    Ben voilà j’ai laissé une trace de mon passage comme demandé.

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