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Parfois j’aimerais changer de nom de famille comme ça, en un claquement de doigts, un peu comme par magie. En douceur, sans faire de vagues, ni regarder en arrière, juste me défaire de ces deux syllabes qui me collent à la peau comme une mauvaise blague, quoi que je fasse et où que j’aille elles sont là, tristes sires garants de mon passé haï.

J’aimerais mais alors j’imagine le dialogue qui s’ensuivrait inévitablement entre l’employée de mairie et moi et…j’abdique, rentrant le cou jusque dans mes omoplates, léchant les traînées de sel me coulant des yeux.

-Bonjour madame, je voudrais sil vou plé changer de nom de famille, je ne le supporte plus, il me fait venir les vapeurs et le poil dru, à même l’orifice de mon Porc Salut*. Est ce que c’est possible?

-Bien sûr, mais sachez tout d’abord que ça ne peut se faire sans raison. Sans une bonne raison même. Vous vous devez de porter un nom ridicule par exemple ou bien il faut qu’il se soit passé quelque chose de…

-De grave?

-Oui.

-Et l’inceste, est ce que ça irait?

-Ah…

-Oui.

-Oui. Bien que je compatisse grandement, j’ai envie de vous dire: où sont les preuves ma p’tite dame? Où sont le procès, les plaintes et tout le St Frusquin, la paperasserie témoignant de ce qu’il s’est passé, les mains courantes et…

-Arf. Je vous remercie, bonne journée madame.

 

Certes. J’y pense, j’ai le coeur qui se serre un brin et puis j’oublie comme on dit.

Jusqu’à la fois prochaine. C’est bien là que le bat blesse. Dommage qu’on ne soit pas au doucereux pays de Phoebe Buffay, la vérité. Je me serais bien vue me faire appeler « Princesse Consuela Banana Hamac » moi.

 

*« Porc Salut, c’est marqué dessus. »

Check up du jour, ô mon doucereux Seigneur drapé dans son jeté de velours.

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-Humeur: douce amère Bonne Mère.

-Niveau de flemme sur 10: 4.

(Bon d’accord 9,78).

(Vos gueules les mouettes).

-Poches trouées, sans le moindre billet vert pour tapisser ses pauvres vallées cotonnées et desséchées: 2.

-Nombre de pincements au coeur au cours des dernières 24h, à la seule pensée qu’à Marseille ils se dorent le trognon au soleil sur des murets de pierres sèches peuchère! et qu’ici, on se gèle les roustons: 19780704.

-Mail de Mister Du Martin à son Roulio-le-salaud: 1*.

-Mail du Saigneur Du Martin annonçant qu’il va éditer Roulio-le-vieux-veau tout de go: 0.**

-Ménage de printemps entamé en vue de fête d’anniversaire du week end: not check. Se référer à l’état de flemme.

Nombre de fois au cours des dernières 24h où:

  1. j’eus envie de taillader l’individu couillu, éditeur de son état et accessoirement (casse chose) parisien: 780407.
  2. j’eus la brillante idée de me servir de mes élans « martincides » et de lancer un nouveau produit apéritif à base de résidus de chair humaine, calcinée et déchiquetée par mes soins: 788207240304.

-Liste de cou-courses rédigée en vue de fiesta d’anniversaire: not check. Se référer au niveau de flemme larvaire ci dessu…oh et puis merde!

-Photo illustrant mon état proprement zombièsque avant (un bon coup de peigne) le premier café du matin et alors que je tentai de faire le point sur les tâches de la journée à mener : 1.

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Certes. Au revoir.

*Yes!

**Et merde!

La caravane des monstres. Evelyne Gratien.

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Aujourd’hui la vérité, un peu de pub pour Eve qui tient le blog  Cx Break et dinosaures et qui s’apprête à publier son premier roman.

!!!!!!!!!

Je n’ai pas lu le bouquin en question -son impression n’étant prévue qu’au mois de mai- mais je sais qu’elle a du talent à revendre et que sa plume est toujours piquante, pleine de drôlerie, vraiment très fluide et agréable.

Bref je suis bien contente pour elle (je n’imagine même pas l’état d’excitation dans lequel elle doit être) et je suis sûre que « La caravane des monstres » s’annonce comme un vrai bijou littéraire. Si vous souhaitez aider un tout jeune auteur et vous faire plaisir dans le même temps, voici sa campagne Ulule.

Au revoir et gloire aux méandres de l’internet, grâce auxquels on peut désormais se passer des éditeurs (casses bonbon) surannés, aux roupettes rondement atrophiées*!

*Rapport au fait que dans l’inconscient collectif, la taille des testicules est proportionnelle au niveau de courage d’un individu.

A apprendre par coeur Monseigneur?

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« La paresse est une valeur humaine qui est en train de disparaître. C’est fou ce qu’à notre époque les gens peuvent être actifs. Que quelques amis se réunissent le dimanche pour un bon déjeuner, à peine la dernière bouchée avalée, il se trouve toujours quelqu’un pour demander : « Alors.. ; Qu’est ce qu’on fait ?… »

Une espèce d’angoisse bouleverse ses traits, tant est grand son désir de faire quelque chose ; Et il insiste : « Qu’est ce qu’on fait ?

– Mais rien ! », Ai-je toujours envie de répondre… Pour l’amour de dieu, ne faisons rien. Restons un bon après midi sans rien fiche du tout. Ca ne suffit donc pas d’être avec de bons amis, de jouer à sentir cet invisible courant qui, dans le silence, règle les cœurs à la même cadence, de regarder le jour décroître sur les toits, sur la rivière, ou plus simplement sur le coin du trottoir ?

J’exagère sans doute. C’est que j’aime tant la paresse, mais la vraie paresse, consciente, intégrale, que je voudrais bien lui trouver toutes les bonnes vertus. Bien sur elle est comme toutes les bonnes choses, comme le vin, comme l’amour ; il faut la pratiquer avec modération. Mais croyez-moi, la terre ne tournerait pas moins rond si ses habitants avaient le courage de se forcer chaque semaine à rester quelques heures bien tranquilles, sans occupation apparente, à guetter les signaux invisibles et puissants que vous adresse le monde vaste et généreux. »

Jean Renoir
04/03/1937

Diantre, j’dis ça, j’dis rien mais c’était un bon ce Renoir. Est ce qu’il n’aurait point tout compris à la vie par hasard?

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J’aime…

(spécial nourriture).

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-le fromage de chèvre très sec et bien goûtu.

-les fèves, quand elles sont encore toutes jeunes, croquantes, avec ce petit goût sucré si caractéristique.

-les spaghettis pleins de jus de bisque et de carcasses d’écrevisses de mon amour de tatie Raisin, dont nous avons fait ripaille il y a peu, nous suçant les doigts jusqu’aux gles-on et léchant notre assiette tellement c’était bon.

-les oursins.

-la salade d’été kinoa/feta/lamelles d’ouagnon/vinaigrette au miel/baies roses.

-les burgers faits maison, dégoulinants de fromage fondu, napés d’un gros steak saignant.

-la poutargue.

-le couscous de ma brave mère, pétri de jus et de merguez.

-le boudin blanc.

-les cageots de poutargue.

-les noix/amandes/noisettes bien fraîches.

-la guimauve.

-la panna cotta à la vanille et le cheese cake moelleux, aérien qui fond en bouche et t’emmène direct aux cieux.

-les camions réfrigérés de poutargue.

-les vastes étendues de pignons de pin, dans lesquelles on peut fouiller à pleines mains et dont on se repait, goulument, sourire crétin sur le parchemin.

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Vendredi 17 février 2017: premier jour officiel du printemps.

Tellement il fait bon et beau, tellement c’est la première fois de l’année où qu’on peut enlever ses grôles, ses chaussettes (courir et braire dans l’herbe), virer son anorak à moumoute et son gros pullovaire.

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-Humeur du jour du Roulio: Mffrrrrpfff.

-Talent littéraire du Roulio: Grummffffpfff.

-Nouvelles mailesques du Saigneur Du Martin à son Roulio-le-salaud: Grrrrrrrrmf…oh!

Oh Bonne Mère, je t’en pose moi des questions sur le transit de ton colon? Attention hein, pasque je suis un fou moi! Oh chuis de Marseille! Et je crains dégun! Tu entends: dé-gun! Pas même le plus gros des pacoulins de Belsunce!

-Santé du compte courant du Roulio: Merdiq…Méfi mon chéri! Méfi! Ou je te tanne la peau du cul à grands coups de ceinture en cuir!

-Nombre de vénérables tartines de pâté de sanglier-wasabi + biscottes saupoudrées de chocolat aux pitits morceaux d’Oréos, englouties pour consoler le beignet du Roulio, au cours du goûter: 36. Si tu me lâches pas de suite la grappe, je vais te faire bouffer les coutures de ton manteau de vison, qu’après, t’en auras pour trois jours à caguer des pelotes de fourrure marrons, mon bichon.

-Idées de génie du Roulio pour pallier à son manque de style plumesque: Oh putaing, oh allez va, file et vite avant que je t’escagasse à mains nues et que je te fasse profiter de mon fouet ceinturesque en peau de truie!

Allez, sans rancune mon gars.

Mais décanille moi de là! Et plus vite que ça!

 Faut jamais poser les questions de la mort qui tue à un Roulio s’étant fait sournoisement voler sa dernière tartine et ce, par le mammifère humanoïde testiculé le plus fétide qui soit, compagnon à poils longs officiel de son édredon; j’ai nommé, l’Ogre Jéjé.

(Que si y repasse encore une fois devant moi avec son air innocent de Sainte-Nitouche-de-pas-y-toucher, je le fesse et le dézingue avec ma bienheureuse tapette à mouches tsé tsé. Pasqu’attention hein, chuis un fou moi! Oh chuis de Marseille! Chuis du Vieux Porc et de la Canebière! Chuis…Au revoir).

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Si j’ai bien appris quelque chose de toutes ces années passées à tenter d’enrayer les effets putrides de mon enfance, c’est que rien ne peut remplacer une bonne thérapie*. Absolument rien. La méditation n’est que du vent face à la douleur, un pansement d’air sur les plaies; la pleine conscience, un pet de nonne lancé à la trogne; l’auto persuasion**, de la poudre de perlimpinpin dans le crachin, un cataplasme d’eau fraîche qui caresse l’âme un instant et laisse en bouche un goût de cendre, une fois la bruine envolée.

Le mal est toujours là, tapi et n’attend qu’une chose, que tu te détournes une seconde de tes tentatives de mieux être pour planter à nouveau son aiguillon de fiel dans ta chair.

Tant que tu n’as pas pleinement accepté les mauvais traitements comme faisant partie intégrante de ton histoire, tant que tu ne les as pas regardés bien en face et…âprement digérés, mâchés et remâchés, on pourra bien te vendre du rêve, te rabattre les oreilles cent sept ans comme quoi il faudrait tenter ci, ci et ça pour aller mieux, qu’il faudrait peut être un jour arrêter de s’apitoyer, car c’est si loin tout ça maintenant et la vie est si courte voyons et le vaste monde n’attend pas, ça. Ne. Marchera pas.

 Même avec toute la meilleure volonté du monde, ça ne marchera pas. Car entre toi et la vraie vie, il y a « ça ». Ca qui te bouffe jusqu’à la moelle et te cache à la lumière, ça qui te condamne à la survie, triste guenille en peau humaine tordant ses chiffons de misère, quêtant une infime accalmie; en vain.

La tête et le corps se révolteront invariablement, quoi qu’on en dise. Et les fantômes jaunis reviendront te hanter, faisant claquer aveuglement leurs chaines du malheur, psalmodiant un sempiternel: »tu es rondement prisonnier mon biquet, tu es fait comme un rat musqué. Vois comme ta volonté ploie sous nos doigts et comme nous pouvons faire de toi ce qu’il nous plaît, bloc terne de pâte à modeler boursouflée. »

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*Ou un gros travail sur soi du moins. Même si je pense, mais encore une fois ça n’est que mon humble avis, qu’il doit vraiment être compliqué et difficile de s’en sortir seul, sans aide extérieure…

**A base de « je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plait », entre autres.

Rêve de vie.

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Les piaules minuscules, dites « Tiny House » en anglais me font baver d’envie. Je rêve un jour de fendre mon bas de laine joufflu et de m’en payer une, sans pour cela faire de crédit (ou alors un tout petit) et…être peinarde le reste de ma vie. Plus de loyer, ni de factures d’énergie salées à payer. Car qui dit petit espace bien isolé, dit facture lilliputienne d’électricité et de chauffage à s’acquitter-ô-ma-grasse-brebis-aux-cornes-délicatement-sculptées.

Vivre dans une maison pour Hobbits ne me fait pas peur, ou si peu. Non* ce qui m’effraie plutôt c’est de passer les trois quarts de mon budget mensuel dans mon terrier en loyer, taxe d’habitation, eau, gaz et électricité; et de me trouver ensuite comme un gros cul terreux, avec seulement 50€ par semaine pour manger à deux, au risque de faire des dettes. Et donc n’ayons point peur des mots, à bouffer de la merde. Voilà ce qui me fait enrager, sourcils froncés, écume aux lèvres gercées**.

Bref. En attendant que mon bas de soie se garnisse doucement mon précieux, je bave, gueule rondement ouverte et rêve, éveillée.

(Et puis, vu que la cabane est pourvue de roulettes, peut être pourrai-je aussi partir vivre n’importe où, où bon me semblera, faire le tour de la planète, le vent pour seule balise, bille en tête.)

Au revoir.

*Je veux dire nein.

**Attention hein, je mesure bien toute la chance que j’ai d’avoir un abri, simplement je suis fatiguée de ne payer « que » pour cette finalité là, au détriment de tout le reste; ce qui fait en définitive le sel et le suc de la vie: nourriture de qualité, sorties, voyages, découvertes en veux-tu en voilà-mon-beau-rat.

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Umberto Eco. « Le Nom de la rose ».

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Ce bouquin paraît-il fait partie des cent ouvrages qu’on se doit d’avoir lus dans sa vie.

Ouhla. Ouh ouhla. Pour ma part n’est ce pas, je l’ai ouvert, en ai déchiffré péniblement quelques soixante pages tout en fronçant des cils et…l’ai vite reposé. Avec le regret malgré tout de me dire que je ne suis qu’un bourricot de saucisson d’âne pas même fichu d’apprécier un tel chef d’oeuvre littéraire.

Mais. Ca a été plus fort que moi. Je me suis ennuyée ferme tout du long. Il y a beaucoup de passages en latin (que j’y comprends rien), des descriptions interminables menant je ne sais où mon charmant Ugolin et bien trop d’explications (auxquelles j’ai compris que couik et dont je me fous royalement) sur l’histoire de la chrétienté au Moyen Age, des pontifes et leurs vénérables troupeaux de rois français.

Preuve à l’appui:

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu et la tâche d’un moine fidèle serait de répéter chaque jour avec humilité psalmodiante l’unique inchangeable événement dont on puisse affirmer l’incontestable vérité.

Mais videmus nunc per speculum et in aenigmate et la vérité, avant le face à face, se manifeste par fragments (hélas oh combien illisibles) dans l’erreur du monde, si bien que nous devons en ânonner les signes fidèles, même là où ils nous semblent obscurs et comme le tissu d’une volonté visant exclusivement au mal ».

Gné?

Alors bon Umberto Eco, auteur remarquable entre tous peut être, mais… pas pour moi, merci bien. Allez à la trappe et au revoir.

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Déçue + fourbue= poussée de poils (blancs) au cul.

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Comme je vis avec très peu d’oseille, j’ai point pour habitude salace de me payer des fanfreluches et de me faire plaisir outre mesure. En fait, c’est même très rare que je m’achète quelque chose ou que je fasse les soldes.

Alors quand ça arrive n’est ce pas, je ne suis que joie. Même si quelque part, je trouve ça réconfortant au final d’être (sans le sou) restreinte au niveau des pépettes. Il se pourrait même que ce soit un fabuleux garde fou*. Le manque appelle irrémédiablement l’envie et décuple ainsi l’exaltation lors de tes achats succincts. Tu n’es alors jamais blasée, tout est gai alentour et tout (ou presque) te plaît.

Certes. C’est ainsi que la semaine dernière, armée de gros billets, je m’empressai de commander sur internet une ribambelle de robes affriolantes, ainsi qu’un sac à mains rose tendre chez Sabrina Paris, tout de cuir tendu; amour de sac pour lequel je m’étais tout de suite pâmée, bave aux lèvres et coeur galopant tel un chevaux de course sans jockey.

L’une des robes, parfaite, était en fine toile de dentelle auburn, tombant délicatement sur le mollet, les autres semblaient taillées dans le coton le plus doux, de vraies merveilles. Le sac avait l’air d’une petite guimauve poudrée, un bonbon de sac que je me voyais déjà trimballer partout à mon cou, affublée (comme l’as de pique) de mes robes froufroutantes, ondoyant à la lumière, légère comme un boyaux d’andouillette.

Mais ça, c’était avant d’accueillir la camelote en ma bicoque. Car sur l’internet les photos, les formes et les couleurs sont rondement trompeuses, je viens de l’apprendre à mes dépens. On dirait même que c’est le jour et la nuit. L’auburn se change en violet fluo le plus vulgaire, le coton en une matière synthétique informe, froissable à souhait, qu’on dirait que t’as enfilé le drapé d’un parachute usé/la chemise de nuit de ta mère-grand souillée.

Le  rose tendre-cul-de-bébé-poudré du sac qui t’émoustillait tant le tété ne se révèle être qu’un lie de vin fané affreusement triste et insipide, te donnant vaguement l’air d’une mémé portant son cabas au bras, en route pour le marché.

Bref mon précieux, lorsque je réceptionna les denrées, ce fut loin d’être la panacée.

Preuve à l’appui:

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Roulio le salaud avant de recevoir son colis.

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Roulio le salaud après avoir étalé les saloperies défraichies tout autour de lui.

Je pense qu’on ne m’y prendra pas de sitôt. Je préfère de loin palper la grasse marchandise dans les magasins et la voir de mes yeux vus, plutôt que de trépigner des jours durant dans l’attente de mon cadeau-qui-paraît-si-beau-sur-la-photo, pour en définitive être déçue/fourbue/pétrie de cheveux (et de poils) blancs à même (l’anu) le rouleau d’alu**.

Bon. Ou alors à partir de maintenant, je n’achèterai plus que des sweet shirts à messages drôlatiques qui ne risqueront pas de me faire choir de désespoir. Parce que comment dire, c’est quasi mission impossible d’être déçu par un simple pullovaire, non? Je veux dire, nein? Y’a rien de plus basique qu’un tricot de porque.

Et vous, vous êtes-vous déjà sentis frustrés par vos achats en ligne? Je pose la question mais… je suis sûre que voui, malheureusement.

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*Enfin, « fabuleux », c’est peut être un bien grand mot. Parce que d’un autre côté, je suis quand même vraiment obligée de me priver et ce, tout le temps. Matériellement parlant, ça ne me gêne pas plus que ça, mais au niveau des sorties/restos/voyages, c’est une autre histoire.

**Rapport au fait que la déception c’est bien connu, amorce toujours une inéluctable poussée de vieillerie capillairement et pileusement parlant-mon-brigand.

Au revoir. Mais merde alors. (Il est où mon bonbon de sac hein, il est où? « Il est où le sac, il est où, il est oùùùù? »)