Rêve de vie.

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Les piaules minuscules, dites « Tiny House » en anglais me font baver d’envie. Je rêve un jour de fendre mon bas de laine joufflu et de m’en payer une, sans pour cela faire de crédit (ou alors un tout petit) et…être peinarde le reste de ma vie. Plus de loyer, ni de factures d’énergie salées à payer. Car qui dit petit espace bien isolé, dit facture lilliputienne d’électricité et de chauffage à s’acquitter-ô-ma-grasse-brebis-aux-cornes-délicatement-sculptées.

Vivre dans une maison pour Hobbits ne me fait pas peur, ou si peu. Non* ce qui m’effraie plutôt c’est de passer les trois quarts de mon budget mensuel dans mon terrier en loyer, taxe d’habitation, eau, gaz et électricité; et de me trouver ensuite comme un gros cul terreux, avec seulement 50€ par semaine pour manger à deux, au risque de faire des dettes. Et donc n’ayons point peur des mots, à bouffer de la merde. Voilà ce qui me fait enrager, sourcils froncés, écume aux lèvres gercées**.

Bref. En attendant que mon bas de soie se garnisse doucement mon précieux, je bave, gueule rondement ouverte et rêve, éveillée.

(Et puis, vu que la cabane est pourvue de roulettes, peut être pourrai-je aussi partir vivre n’importe où, où bon me semblera, faire le tour de la planète, le vent pour seule balise, bille en tête.)

Au revoir.

*Je veux dire nein.

**Attention hein, je mesure bien toute la chance que j’ai d’avoir un abri, simplement je suis fatiguée de ne payer « que » pour cette finalité là, au détriment de tout le reste; ce qui fait en définitive le sel et le suc de la vie: nourriture de qualité, sorties, voyages, découvertes en veux-tu en voilà-mon-beau-rat.

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Déçue + fourbue= poussée de poils (blancs) au cul.

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Comme je vis avec très peu d’oseille, je n’ai pas pour habitude salace d’acheter des fanfreluches et me faire plaisir outre mesure. En fait, c’est même très rare par exemple que je fasse les soldes.

Alors quand ça arrive, je ne suis que joie. Même si quelque part, je trouve ça réconfortant au final d’être restreinte au niveau des pépettes. Il se pourrait même que ce soit un fabuleux garde fou. Le manque appelle irrémédiablement l’envie et décuple ainsi l’exaltation lors de tes achats succincts. Tu n’es alors jamais blasée, tout est gai alentour et tout (ou presque) te plaît.

Certes. C’est ainsi que la semaine dernière, armée de gros billets, je m’empressai de commander sur internet une ribambelle de robes affriolantes, ainsi qu’un sac à mains rose tendre, tout de cuir tendu; amour de sac pour lequel je m’étais tout de suite pâmée, bave aux lèvres et coeur galopant tel un chevaux de course sans son jockey.

L’une des robes, parfaite, était en fine toile de dentelle auburn, tombant délicatement sur le mollet, les autres semblaient taillées dans le coton le plus doux, de vraies merveilles. Le sac avait l’air d’une petite guimauve poudrée, un bonbon de sac que je me voyais déjà trimballer partout à mon cou, affublée (comme l’as de pique) de mes robes froufroutantes, ondoyant à la lumière, légère comme un boyaux d’andouillette.

Mais ça, c’était avant d’accueillir la camelote en ma bicoque. Car sur l’internet les photos, les formes et les couleurs sont rondement trompeuses, je viens de l’apprendre à mes dépens. On dirait même que c’est le jour et la nuit. L’auburn se change en violet fluo du plus vulgaire, le coton en une matière synthétique informe, froissable à souhait, qu’on dirait que t’as enfilé le drapé d’un parachute usé.

Le  rose tendre-cul-de-bébé-poudré du sac qui t’émoustillait le tété ne se révèle être qu’un lie de vin fané insipide, te donnant l’air d’une mémé portant son cabas au bras, en route pour le marché.

Bref mon précieux, lorsque je réceptionna les denrées, ce fut loin d’être la panacée.

Preuve à l’appui:

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Roulio le salaud avant de recevoir son colis.

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Roulio le salaud après avoir étalé les saloperies défraichies tout autour de lui.

Je pense qu’on ne m’y prendra pas de sitôt. Je préfère de loin palper la grasse marchandise dans les magasins et la voir de mes yeux vus, plutôt que de trépigner des jours durant dans l’attente de mon cadeau-qui-paraît-si-beau-sur-la-photo, pour en définitive être déçue/fourbue/pétrie de cheveux (et de poils) blancs à même le rouleau d’alu.

Bon. Ou alors à partir de maintenant, je n’achèterai plus que des sweet shirts à messages drôlatiques qui ne risqueront pas de me faire choir de désespoir. Parce que comment dire, c’est quasi mission impossible d’être déçu par un simple pullovaire, non? Je veux dire, nein? Y’a rien de plus basique qu’un tricot de porque.

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Douceur des mots.

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J’ai trouvé cette définition de la brune que j’aime beaucoup, alors je la poste là, comme ça,  en passant:

« Ce mot, aujourd’hui peu usité, marque le passage subtil du jour à la nuit, du bruit de nos vies au silence du soir, de l’agitation du quotidien au repli sur soi. La brune est sûrement un de ces moments propices à la solitude et au plaisir de la lecture. Le livre peut s’ouvrir quand la lumière du jour décline. »

Un dimanche comme un autre, mon pote.

-Humeur du jour:  135b0342f4eb0812d5ea3124a5d8d5a3

Nan, j’déconne.

-Véritable humeur du jour:

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-Projet du jourf33bec34e58d63468cdf627527697f21

C’est cela oui. Je me gausse mon doucereux merlan frit, j’en faisons pipi dans ma culotte gris souris, je…Haha quoi. Dame Yogi, Dame Yoga, sortez de ce gros corps, quoi. Vous. Ne. Passerez. PAS!!!

-Projet du jour véridique et véritable:

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– Vue de ma fenêtre vénérable:

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-Bon d’accord. Véritable vue de-qu’est-ce-que-j’ai-réellement-sous-mes-yeux-vus:

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-Comestibles que je vais prestement me mettre sous la dent au repas du soir, mon gros loubard:

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(Entrée.)

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(Plat).

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(Dessert, mon brave cerbère).

-Ok ok ok, j’abdique. Vénérable plat dont je vais très certainement me délecter, l’oeil torve et dégouté, entre une bouchée de pain rassi misérable et un verre d’eau assaisonné à…au rien du tout, mon loup garou:

 

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Certes. Ceci était un message de la confrérie des « Roulio mécontents de leur sort et se lamentant, rêvant leur vie au lieu de l’affronter dignement ».

En vous remerkiant. Au revoir.

2017-Maîîîître Yoda’s commandements, mon sacripant.

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-de tout faire à la dernière minute, tu cesseras. (Parce qu’ensuite, tu te changes en gros dragon furibard, de la fumée noire comme des petits bouts de charbon éthérés te sortant de la mangeoire, des trous de nez et du périnée. Prise par le temps et stressée comme une anguille sous le joug de Maïté, des cuisines sa Majesté, tu fronces alors des sourcils, ta vénérable ride du lion se creusant, se creusant, se creusant*. Alors nein. Point faire passer le plisir avant les corvées, cette fois tu ne devras).

-un brin de yoga chaque jour, tu feras.

-ainsi qu’un poil de méditation, bonne pour ta sanguine circulation (et ton caractère de cochon).

-le magasine « Flow », quelle que soit l’oseille dans ton joyeux porte monnaie, tu t’offriras.

-beaucoup de l’eau claire, tu boivras.

-les choses bonnasses qui te sont arrivées dans la journée, précieusement dans ton agenda rose pâle** tu noteras.

-à vivre l’instant présent, rondement (et à ton rythme), tu apprendras.

-comme ça, cela suffira.

-oh ja, oh ja. Si tu suis ces quelques préceptes, la tranquillité de l’âme et son copain le bonheur, certainement tu trouveras.

Signé: ton vieux poteau le Yoda. Alléluïa. Que la Fo-force avec toi, avec vous tous, soit.

Au revoir.

*Falope! Trompe de faloooope!!!! Je te hais, tu entends, je te. HAIS!!!

**Qui soit dit en passant t’a coûté la peau du cul, mon beau merlu.

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Certes.

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Ce moment où tu réalises que t’as sacrément pris de la bouteille*, quand tu mates nonchalamment un épisode de Columbo** et que tu te dis ma foi que l’homme à l’écran est point si mal finalement et que tu ferais bien du frotti-frotta à la peau de son manteau.

Alors que. Ne nous voilons pas la face hein, depuis que t’es un poivron en jupon, t’as toujours considéré l’énergumène aux imperméables improbables comme LE représentant officiel des brontosaures-et-autres-troupeaux-de-brachiosaures, rapport à sa décrépitude et à sa « ringarde touch du perméable pas portable ».

En vous remerciant.

*Une fois de plus, ô mon doucereux amateur de Porc Salut (c’est écrit dessus).

**Le seul fait même de reluquer un épisode de Columbo (et de prendre son pied) induit chez tout un chacun un âge pour le moins avancé.

Je jure solennellement (que mes intentions sont mauvaises) que…

…je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Ca non. Je veux dire nein. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus toute seule, plus, plus, plus. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus jamais, jamais. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, ça c’est sûr oh mon doucereux Ben Hur. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, vous entendez, PLUS JA-MAIS. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, au risque de ressembler à peu de choses près* à ça (le fou-fouillon latin, rondouillard et bombé en moins) :

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Parce qu’après hein, merci bien, l’Ogre Jéjé il ricane à chaque fois qu’il me voit, faisant tressauter sa bedaine et me montrant du doigt, moi je chouine de grosses larmes amères de trépas dès lors que j’aperçois mon reflet à travers la ce-gla, alors…Nein que je me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Et maintenant Bonne Mère. Je . Vous. Laisse. Parce que je suis fatiguée. Non. Je veux dire nein. En fait je me fatigue toute seule.

Au revoir.

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*Bon d’accord, j’exagère un peu beaucoup. Mais ne l’oubliez pas, je suis de l’Estaque-gare, arrondissement de Marseille, peuchère.

Bonheurs minuscules.

0574ae344aabd9361b615f07b19b86e3J’aime:

-étaler ma crème à l’amande douce sur ma trogne avant d’aller me cher-cou sur le té-cô et sentir le sucre glace, la pâte à gâteau, la poudre vanillée à même les joues-mon-gros-loup. Avoir ainsi la ganache toute apaisée, bien hydratée, prête à se rouler dans la volupté des draps frais.

-être un peu débraillée, décoiffée, comme surgissant rondement (d’un asile) d’une guirlande de fougères ou d’un buisson d’épines amères.

-faire la sieste, un bouquin près de mon oreille, le Sacquet posé sur moi et régler ma respiration sur la sienne. L’entendre ronfler tandis que ses côtes se soulèvent et s’abaissent sous ma main, imperceptiblement, sereinement. Fermer les paupières, profiter du moment-présent-mon-vieux-brigand. Faire un brave vœu, accessoirement.

-les couleurs pastels qui changent tout ce qu’elles touchent en grosse guimauve lardée de douceur, autrement réconfortante pour les yeux et le coeur.

– la mousse qui s’infiltre partout malgré la morsure de l’hiver, se faufile et perce le bitume de ses fines pousses verdâtres, dessinant de grandes rigoles joufflues sur les trottoirs.

-cet instant où le ciel se pare lentement de gris puis de bleu nuit au crépuscule, où le silence se fait soudain et où tout semble alors possible: l’afflux de la magie, des chats noirs le cul en trompette, ramenant leur fraise pour que la fête soit complète, des licornes parsemant leur route de crottin luminescent, plein de paillettes et de vers luisants, l’arrivée d’Harry et sa baguette et autre pluie d’étoiles filantes, annonciatrices de féerie, de croissant de lune en demi teinte. Croiser les doigts pour que le troupeau enchanteur se pointe vraiment à ma fenêtre.

-faire infuser un sachet de « pisse mémé » saveur menthe-réglisse lorsqu’il fait bien noir, avant de laisser le breuvage fumant me tapisser la glotte et fondre doucement sur mes papilles, ivres de béatitude. Salace. Et. délicate.

-sentir que je succombe irrésistiblement au sommeil, frange brune sur le traversin et que ma nuit sera (peuplée d’éléphants roses) bien bonne.

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Et vous mes gras biquets, quels sont donc les bonheurs vous faisant friser le jonc et le jarret?

Canine balade.

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Tous les jours pendant une heure environ, sauf cas de force majeure* ou de maladie ténébreuse me clouant sur mon futon, je promène sagement le Sacquet. Pour le bien de son cochonnet et de sa morale gaieté, je m’arme de courage, saucissonne la bêêêête de son gros harnais, y sangle la laisse et nous voilà partis de par les rues (nous geler le cul).

Au fil du temps les ‘ienchs du quartier se sont faits les balises vivantes (et auditives) de notre marche quotidienne. La liste des canidés à l’affut derrière leur bout de portail et qui aboient goulument à notre passage est longue, très longue. Si la plupart se contentent de nous déverser leur bile à la truffe, marquant ainsi leur territoire, il y en a quelques uns qui sortent du lot et me font rire à tous les coups. Voyez plutôt.

Sur notre route, on croise tout d’abord le Scottish et  le vénérable Jack Russel qui se charclent incessamment le poil à notre approche et dont les petits noms de chevet attribués par ma pomme, « La Serpillère » et « La Sauçaïsse », font que je me bidonne à chaque fois que je les vois et ce, comme une vieille oie. C’est toujours la même chose: le Roi de la Comté et moi-même nous avançons vers leur jardinet clopin clopant. « La Serpillère », noire de jais, une touffe de poils filasses lui mangeant les globes oculaires, ramène ses guêtre en gueulant comme un cochon de lait, pisse contre la clôture. Le Sacquet renifle aussitôt le jet ainsi déversé, couine tel un goret, souille le grillage à son tour. Quelques secondes se passent et immanquablement, voilà « La Sauçaïsse » qui débarque sur ces entrefaites, traînant sa large bedaine, larynx hurlant. Elle se plante près de son compère, piquet bedonnant et court sur pattes, avant d’uriner elle aussi et de lui mordre férocement les naseaux. S’ensuit alors un véritable combat de chefs, digne des plus grandes scènes guerrières. (Et caninement grégaires). « La Serpillère » réplique par un coup de crocs bien senti sur la jugulaire de son collègue tandis que le Sacquet, imperturbable, répand son urine une fois de plus au nez et à la barbe des canidés, lesquels sont bien trop occupés à se taillader la frite, grognant, montrant les dents à qui mieux mieux, pour s’en offusquer. Nous nous taillons fissa, ricanant telles des oies. Enfin, surtout moi. Et. Laissons les deux monstres se bouffer les foies.

Vient ensuite le cabot ayant pour habitude salace de descendre les escaliers de sa terrasse à toute berzingue lorsqu’il nous aperçoit, avant de poser les pattes sur son muret de pierres et d’hurler tel un loup garou malade d’amour, museau au ciel et gueule rondement ouverte, comme si un orage allait soudain crever les nuages ou si nous étions ma foi deux jambonneaux à l’os vivants, pétris de moelle et de gras, nous dandinant joyeusement sur nos gambass. (Ce que nous sommes un peu beaucoup, si l’on y réfléchit bien-Tintin).

-Ahouuuuuu! Aahouuuu!, fait l’énergumène canin jusqu’à ce que nous ne soyons plus qu’une paire de points infimes au loin.

-Ahouuuuuuuuu!, reprends-je, face hilare et me tournant vers lui tour à tour, pointant mes babines d’humanoïde aux cieux.

Il y a aussi le Boxer qui saute en l’air tout le long de sa muraille pour essayer de nous croiser le regard et qui ne réussit à chaque fois qu’à passer la tronche au delà de son parapet. Le temps que nous dépassions le pare feu de sa maisonnée, on a bien vu sa trogne une dizaine de fois surgir des affres du néant, nous saluer gracieusement et retomber tout de go telle une belle merde sur son lit. De papier hygiénique blanc.

Certes. Mais mon bâtard préféré reste sans conteste celui que j’ai habilement surnommé « Le Pignon de pin », chihuahua oh combien minuscule qui est arrivé je ne sais comment, à brouter la haie de son jardin pour s’en faire un trou dans lequel il passe tout juste sa gueule et aboie, se prenant ainsi pour le roi, la verdure faisant comme une crinière valeureuse et vaporeuse autour de son cerveau de vermisseau. De là où nous sommes, nous ne voyons alors qu’un mur de feuilles verdoyantes, frétillantes, duquel une binette de chien aussi grosse qu’une tête d’épingle et auréolée d’oreilles taillées en pointe, sort, couine et s’agite à la lumière comme un hareng saur, si Senor.

Bigre. Voilà donc les bébêêêêtes qui n’ont de cesse de me mettre en joie. Bah on s’amuse comme on peut quand on promène son Sacquet quoi. Ca c’est vrai quoi. Au revoir.

*La flemme est assurément un cas de force majeure. La pluie, les coulées de boue aussi. Les glissements de terrains, l’avènement des sorcières de Salem et autres zombies sur mon chemin, les…Oh putaing voui, oh putaing ouh. Qu’èssy m’a donc pris de prendre sous mon aile un misérable toutou.

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« Et maintenant Blaze…plaignez moi. »

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Gri-grippe: 2 – Roulio: 0.

-Mode « avachissement intégral sur canap' »: rondement activé.

-Nombre de fois où je geigna: « Je vais mourir », au cours des dernières vingt quatre heures, langue pendante et oeils fous: 19780704*.

-Nombre de kleenex utilisés au cours des cinq dernières heures: 5384.

-Haut degré d’état de délabrement avancé: pleinement atteint-Tintin.

-Nombre de jours passés en mode pouilleux du dimanche, consistant à me déplacer en rampant à même le sol (à cause de la fièvre), tel un lombric en peignoir-noir/moumoute de cheveux filasses/grosses chaussettes (de vieille) montant jusqu’aux varices de la cuisse et psalmodiant un « Je vais creuver » languissant tous les deux mètres: 3.

-Oeils: proprement torves. Et fous. Et semblant dire à tout instant: « Je vais mourir! Je vais me noyer dans mes glaires bien chargées et ne plus jamais me dresser des effluves de mon cou-couche panier! Olé! »

-Nombre de fois où j’implora l’Ogre Jéjé: « Sil vou plééééé! Apporte moi un mouchoir en papier, oh mon homme des tavernes si musclé! Si endimanché et plein de sève testostéronée! Donne moi le paquet car vois-tu, la Force m’a instamment désertée! Elle me pète au nez, la trompe de Falope faisandée! Maîîîître Yoda m’a abandonnée et ne veut plus être mon allié! Sil vou plé, sil vou…Merci. Ah et si tu voulais bien au passage me per-cho aussi la grosse cuillère à sirop, le flacon-pas-bon-à-sirop et me préparer dans le même temps un grog bien chaud, me caresser la frange car (je vais bientôt mourir) je suis très malheureuse, ça serait vraiment épatant, oh mon beau canard blanc »: 8.

Bon d’accord 3586.

-Nombre de fois où Jéjé sembla à deux doigts de me pulvériser l’enveloppe au sens propre du terme et prendre ainsi mon cul pour un tambour de guerre: 82780403.

-Nombre de fois où à la place il leva les yeux au ciel, souffla, râla tout ce qu’il pouva et s’empressa de faire tout-bien-qu’est-ce-que-je-lui-avais-ordonné-le-petit-porc-en-gelée : 82780403**.

-Nombre de minutes nécessaires à la rédaction de ce post-qui-pue compte tenu de ma fièvre de canasson qui ne me lâche point d’un poil de mamelon: 85. Et deux secondes.

Bonne Mère et sur ce, je vous laisse, parce que…je vais vénérablement creuver. Gueule ouverte et offerte à toutes les hordes de mouches tsé tsé.

Au revoir. Rendez-vous dans l’au delà, oh mes lecteurs aussi doux que du miel d’acacia.

*Ich bine eine drès bauvaizeu baladeu, ja.

**Diable. Même rendue sur le pas de porte de la Mort, l’homme a vraisemblablement encore peur de moi. Haha.

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2017 pleine de promesses.

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Et bien plus encore! Je vous souhaite de la magie, de l’émerveillement, des gratins de rire à profusion, qu’ils remplissent chaque interstice, chaque recoin de votre vie, je vous souhaite des batailles de traversins à n’en plus finir et des fous rires sous la pluie, des sauts sur les lits et des grattages de tête à vous faire pousser des cris de génisse repue, des tourbillons d’amour et des soupes de langues sublimes, je vous souhaite que chaque matin vous enfiliez vos pantoufles de fourrure* l’âme légère, pétrie de désir de vivre et de sève, des lâchers de cotillons sur vos tempes pour les soirs de brume/cafard/blizzard bien noir, des journées passées à ne rien faire sinon profiter, végéter, laper votre café au lait devant de vieux films, un clébard aussi doux que du coton près de votre ouagnon, je vous souhaite des belles belles rencontres, aussi belles qu’impromptues, des gros instants de rêverie, des surprises innombrables, vous donnant la patate pour des semaines, que dis-je des mois et des semestres, je vous souhaite des gâteaux à la crème couverts de sucre glace et autres friandises en pâte d’amandes, délicieusement façonnées, fondant sur votre palais, des grogs de tisane d’herbes elfiques, des vagues de soleil dans les yeux et des siestes dans l’herbe fraîche, l’été, de l’amour, de l’amour, des sauts de cabri dans les flaques, beuglant à perdre haleine, comme si votre vie en dépendait, tandis que votre amour/ami singe près de vous un Gene Kelly-sans-parapluie, je vous souhaite des couchers de soleil incroyables et des cils pleins d’étoiles.

Je vous souhaite enfin de fermer les yeux, quels que soient l’endroit et le moment et de pouvoir vous dire, la moustache frétillante, frisant de malice: « Nom de Zeus quoi, je suis vivant. Je suis simplement et pleinement vivant. »

 BONNE ANNEE LES GENS!!!!

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*De fausse fourrure, cela s’entend.

Pluie de joie et de paillettes nacrées sur vos bonnets!

HAPPY CHRISTMAS DAY ET HEY HEY HEY!!!!!

Je vous souhaite du bonheur, de l’amour, des soupes de langues sous le gui, des grosses et grasses volailles cuisant dans leur jus, chatouillant vos narines et vos palais, de doucereux flocons de neige à minuit et des paquets enturbannés lardant vos yeux de plaisir et de volupté…

Pour ma part, je m’en vais en Doldogne (ça vous glogne), où ma petite mère m’attend, frétillante, impatiente, remuant ses marmites innombrables et autres couvercles à pots.

JOYEUX NOÊL!

Ce moment gênant…

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…où t’es littéralement prise d’un fou rire incroyable, comme ça, pour rien, juste parce que tu fais la queue-leu-leu à la poste, que t’es là depuis un bon quart d’heure n’est ce pas, ton colis pour le postal envoi sous le bras et que malgré tout, le troupeau de pékinois avide de timbres devant toi n’avance pas.

Et où tout le monde, absolument tout le monde, de la guichetière mollassonne en passant par le clébard attaché près de la porte d’entrée, te reluque la fente grise parce que de toute évidence hein, faut point se leurrer, t’as l’air d’une vraie gue-din/phacochère femelle atteinte de nerveuse-grossesse/résidente de Ste Anne l’HP, fraîchement de ce lieu maudit, évadée.

(Rayez la mention inutile).

M’enfin c’est point grave-Tintin. C’est point grave pasque dans trois jours, pas un, pas deux, pas quatre, TROIS, c’est le noyeux Joël quoi. Ca c’est vrai quoi haha.

JOYEUX NOEL ET JA JA JA.

Aaaaaah aaaaaaah…à bes zouhaits!

« Gue zuis balade! Gomblèdement balade! Gomme zi l’hiver s’glizzait en bon tiroir et gu’il be laizzait zeule avec zon froid d’ganard! Gue zuis balade! Z’EST ZA, GUE ZUIS BALAAAAAAAAADEUH!!!!!!! »

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(Bah z’est za auzzi de ze croire en plein été et de ze bromener dans les rues zans banteau, alors gue de doude évidenze, l’hiver est autrement mauvais-za-mère-la-terride-de-lièfre-bimentée.)

Au refoir. A. Jabais. Bababia vous dites-vous, zi zellement z’était frai.

Time to make le point Tintin.

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Humeur du jour: béate.

Projets du jour:

-faire chauffer un litron de café à mon charmant voisin al dente du milieu de la rue*.

-emballer les cadeaux de Carlita, dénicher un carton pour son postal envoi.

-faire la sieste, mon gros bouquin à la main. Et ronfler tel un vieux lamantin.

-ajouter deux trois grappilles de mots à mon manuscrit-qui-puir-et-que-je-pouvons-plus-voir-même-en-peintir.

-yoga session mon bichon.

-haltères session mon cochon.

-payer li factirs di gaz, d’ilictriciti et d’eau. Joyeux Noël et ho ho ho!

-rattraper mon retard d’écriture sur l’agenda Mister Wonderful rose pâle que j’aime d’amour, recueil des moments précieux (bien qu’ordinaires), que je m’étais promis de tenir au jour le jour et que…bon. Voilà quoi. On est une feignasse à poils longs ou on ne l’est pas.

-faire les commissions, éplucher une ratatouille grasse et juteuse pour ce soir.

-promener le Sacquet, vénérable roi de la Comté. Patauger dans les feuilles, le groin au vent, un rayon de soleil sur le nez.

-mitonner un nouveau baril de lessive, parce que… n’en a plus la mousse, n’en a plus le savon qui fleure bon et lave bien nos édredons.

-aider l’Ogre Jéjé à faire sienne une règle de grammaire, dès lors qu’il sera de retour de son entrepôt de formation es moniteur d’auto école, l’homme étant rondement fatigué de mettre tout plein de fôtte d’aurteaugrafe dans ses papiers.

-me moquer à l’avance de sa face de scolopendre desséchée, penchée sur son bureau et souffrant le martyre, cuvant encore selon toute vraisemblance la bouteille de pastis qu’il s’est enfilée hier soir, comme une ingrate face/femme à barbe qu’il est, avec l’un de nos voisins de balconnet.

-le traiter de « Sac à vin puéril, fétide, plein de vice »  et…ricaner. Un peu comme le vilain monsieur à la fin de « Thriller » qui fait peur et semble pousser, pousser, pousser sur les cabinets, après avoir avalé un tonneau de piments langue d’oiseau en purée.

-en tant que Maîîîîîîîtresse d’école sévère** et somme toute fervente défenseuse des merveilles de la langue française, donner de grands coups de tapette à mouches sur la table, lorsque de toute évidence l’homme velu face à moi baille aux corneilles et ne m’écoute pas.

-lui foutre de gros pains de plastique sur la tronche, comme ça, pour le plaisir.*** Juste pour hennir.

Bilan: qu’il est dur d’être une institutrice/scribe de bas étage/comptable/passeuse de balai sans barbe/tenancière de café pas même rémunérée.

Ah yeah. J’aurais d’avance moitié envie de retourner me coucher.

Au revoir.

*Be careful Roulio, on touche seulement avec les yeux. Avec les yeux on a dit! Veux-tu bien ranger ta panoplie du vice et des délices!

**Sévère, oui mais juste hé. Bien que…légèrement agressive sur les bords, certes. Mais c’est point ma faute aussi! Il a qu’à écouter!

*** « Pour le plaisir! Prendre le temps de temps en temps, de refaire d’un homme un enfant! Et s’éblouiiiiir! Pour le plaisiiiiir! »

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