Déçue + fourbue= poussée de poils (blancs) au cul.

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Comme je vis avec très peu d’oseille, j’ai point pour habitude salace de me payer des fanfreluches et de me faire plaisir outre mesure. En fait, c’est même très rare que je m’achète quelque chose ou que je fasse les soldes.

Alors quand ça arrive n’est ce pas, je ne suis que joie. Même si quelque part, je trouve ça réconfortant au final d’être (sans le sou) restreinte au niveau des pépettes. Il se pourrait même que ce soit un fabuleux garde fou*. Le manque appelle irrémédiablement l’envie et décuple ainsi l’exaltation lors de tes achats succincts. Tu n’es alors jamais blasée, tout est gai alentour et tout (ou presque) te plaît.

Certes. C’est ainsi que la semaine dernière, armée de gros billets, je m’empressai de commander sur internet une ribambelle de robes affriolantes, ainsi qu’un sac à mains rose tendre chez Sabrina Paris, tout de cuir tendu; amour de sac pour lequel je m’étais tout de suite pâmée, bave aux lèvres et coeur galopant tel un chevaux de course sans jockey.

L’une des robes, parfaite, était en fine toile de dentelle auburn, tombant délicatement sur le mollet, les autres semblaient taillées dans le coton le plus doux, de vraies merveilles. Le sac avait l’air d’une petite guimauve poudrée, un bonbon de sac que je me voyais déjà trimballer partout à mon cou, affublée (comme l’as de pique) de mes robes froufroutantes, ondoyant à la lumière, légère comme un boyaux d’andouillette.

Mais ça, c’était avant d’accueillir la camelote en ma bicoque. Car sur l’internet les photos, les formes et les couleurs sont rondement trompeuses, je viens de l’apprendre à mes dépens. On dirait même que c’est le jour et la nuit. L’auburn se change en violet fluo le plus vulgaire, le coton en une matière synthétique informe, froissable à souhait, qu’on dirait que t’as enfilé le drapé d’un parachute usé/la chemise de nuit de ta mère-grand souillée.

Le  rose tendre-cul-de-bébé-poudré du sac qui t’émoustillait tant le tété ne se révèle être qu’un lie de vin fané affreusement triste et insipide, te donnant vaguement l’air d’une mémé portant son cabas au bras, en route pour le marché.

Bref mon précieux, lorsque je réceptionna les denrées, ce fut loin d’être la panacée.

Preuve à l’appui:

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Roulio le salaud avant de recevoir son colis.

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Roulio le salaud après avoir étalé les saloperies défraichies tout autour de lui.

Je pense qu’on ne m’y prendra pas de sitôt. Je préfère de loin palper la grasse marchandise dans les magasins et la voir de mes yeux vus, plutôt que de trépigner des jours durant dans l’attente de mon cadeau-qui-paraît-si-beau-sur-la-photo, pour en définitive être déçue/fourbue/pétrie de cheveux (et de poils) blancs à même (l’anu) le rouleau d’alu**.

Bon. Ou alors à partir de maintenant, je n’achèterai plus que des sweet shirts à messages drôlatiques qui ne risqueront pas de me faire choir de désespoir. Parce que comment dire, c’est quasi mission impossible d’être déçu par un simple pullovaire, non? Je veux dire, nein? Y’a rien de plus basique qu’un tricot de porque.

Et vous, vous êtes-vous déjà sentis frustrés par vos achats en ligne? Je pose la question mais… je suis sûre que voui, malheureusement.

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*Enfin, « fabuleux », c’est peut être un bien grand mot. Parce que d’un autre côté, je suis quand même vraiment obligée de me priver et ce, tout le temps. Matériellement parlant, ça ne me gêne pas plus que ça, mais au niveau des sorties/restos/voyages, c’est une autre histoire.

**Rapport au fait que la déception c’est bien connu, amorce toujours une inéluctable poussée de vieillerie capillairement et pileusement parlant-mon-brigand.

Au revoir. Mais merde alors. (Il est où mon bonbon de sac hein, il est où? « Il est où le sac, il est où, il est oùùùù? »)

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10h54: Diable. La musique est si forte prestement à ma maison, que la lampe posée sur l’ampli vient de se casser la gueule par terre. Bah quand je (dandine de la raie) danse et tape des guêtres sur le carrelage, telle une brave sauvage sans corsage, je me fous de tout mon beau loup.

Au moins le moral est-il toujours là, ja. C’est déjà ça. Au revoir.

Douceur des mots.

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J’ai trouvé cette définition de la brune que j’aime beaucoup, alors je la poste là, comme ça,  en passant:

« Ce mot, aujourd’hui peu usité, marque le passage subtil du jour à la nuit, du bruit de nos vies au silence du soir, de l’agitation du quotidien au repli sur soi. La brune est sûrement un de ces moments propices à la solitude et au plaisir de la lecture. Le livre peut s’ouvrir quand la lumière du jour décline. »

Un dimanche comme un autre, mon pote.

-Humeur du jour:  135b0342f4eb0812d5ea3124a5d8d5a3

Nan, j’déconne.

-Véritable humeur du jour:

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-Projet du jourf33bec34e58d63468cdf627527697f21

C’est cela oui. Je me gausse mon doucereux merlan frit, j’en faisons pipi dans ma culotte gris souris, je…Haha quoi. Dame Yogi, Dame Yoga, sortez de ce gros corps, quoi. Vous. Ne. Passerez. PAS!!!

-Projet du jour véridique et véritable:

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– Vue de ma fenêtre vénérable:

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-Bon d’accord. Véritable vue de-qu’est-ce-que-j’ai-réellement-sous-mes-yeux-vus:

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-Comestibles que je vais prestement me mettre sous la dent au repas du soir, mon gros loubard:

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(Entrée.)

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(Plat).

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(Dessert, mon brave cerbère).

-Ok ok ok, j’abdique. Vénérable plat dont je vais très certainement me délecter, l’oeil torve et dégouté, entre une bouchée de pain rassi misérable et un verre d’eau assaisonné à…au rien du tout, mon loup garou:

 

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Certes. Ceci était un message de la confrérie des « Roulio mécontents de leur sort et se lamentant, rêvant leur vie au lieu de l’affronter dignement ».

En vous remerkiant. Au revoir.

On prend les mêmes et on recommence.

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Bien.

Bien bien bien mon gros et gras lamantin, putride et traînant au sol son misérable rouleau d’instintincts. Il se peut finalement que le Seigneur Du Martin ait apprécié ma blagounette, comme il me l’avait fait savoir dans un précédent mail.

Vous me direz et vous aurez raison, c’est déjà ça mon Roulio, faire ricaner le grand Manitou des mots! Puis le 30 décembre aux aurores-si-Senor!, je reçus cette missive et c’est alors que ma joie se refroidissa de ce pas:

« Dame Julia,

Je me lance dans la lecture de votre vénérable texte, et je vois d’emblée qu’il reste assez dodu. Mon nez retroussé me fait deviner qu’il faudrait encore couper. Je verrais bien… mais en attendant la fin de cette nouvelle lecture, ne touchez plus au texte !
Graou.
Signé: le Seigneur Du Martin.
Editeur de son état et parisien. »
« Nez retroussé? »
« Il reste assez dodu »?
« Faudrait encore couper »?
« Couper? »
« COU-PER???! »
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AAAAAAHHHH!!! Mais…mais aaaaahh c’est pas possible ça, c’est pas croyable, c’est…Qu’èssy veut le saligaud, une saloperie de nouvelle avec rien à se mettre sous la pupille et sous les crocs? Une peau de chagrin de trois pages et quelques au bas mot?  TA MEME EN KILT SANS ELASTIQUE S’ADONNE AUX JOIES DE LA BROUETTE TANTRIQUE!  JE VAIS ME LE FUMER, JE VAIS LE DEPECER! JE VAIS ME LE BRAISER NU ET BOUFFI DERRIERE LES CYPRES! », râlai-je, tempêtai-je, pire qu’une poissonnière de Marseille apostrophant le touriste parisien, anémié en vitamine D et incapable de reconnaître une rascasse d’un encornet.
Le lendemain, je retrouvai un calme apparent, me pris la trogne entre les mains et tentai de rassembler mes pensées. Autant se rendre à l’évidence, me dis-je alors en aparté, la larme à l’oeil et le groin humide de douteuses liquidités: tout ça sent rondement mauvais.
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Il semblerait même que j’aie plus de chances de creuver la bouche ouverte après avoir dansé le french cancan à un récital de lecture des merveilles de la langue française, un justaucorps fluo sur la rondelle et sifflant un air du folklore ouzbek, que d’être publiée de mon vivant, comme c’est charmant.
Malgré tout, refusant de lâcher l’affaire, je pris mon courage à deux mains, bien décidée à défendre mon os à ronger. Mon valeureux bifteck rosé.

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Here is un aperçu de ma façade altière tandis que je répondais à l’individu, tout en self control-contrôlé.

 

« Le 31 décembre 2016,

Cher Mister Du Martin,

Je vous écris ces quelques lignes entre le beurrage de deux toasts au chèvre frais (rapport au réveillon de ce soir) et une tasse de café fumant, que je lape comme si ma vie en dépendait.

Car la nuit fut pour ma part rondement agitée sur les côtés.

En effet voilà ty pas que dans les méandres de cette nuit glaciale et sans émois, je rêva.

Ah que oui, ah que pardi, ah que tous aux abris. Je rêva que j’imprimais une fois encore ce saligaud de bouquin (que je pouvons plus voir en peinture/fourrure), que je le reliais comme d’habitude pour l’envoyer aux éditeurs de l’édition cuivrée, sauf que cette fois, je dégainais mon valeureux couteau de bouchère/machette de sioux à crête et réduisais le tout en petit tas (de cendre) de joie, avant d’en piétiner les confettis épars et de beugler: « Et voilà mon précieux c’est tout coupé! C’est enfin ratiboisé! Y’a plus rien à scalper! Rien de rien, que du menu fretin Tintin! »

Ensuite? Eh bien ensuite je faisais trois fois le tour de moi-même, signe de mon affolement funeste et finissais au fond de mon lit, rondelle offerte et museau planqué sous les draps de satin gris, psalmodiant inlassablement un: « Et voilà c’est coupé, c’est bien tout fumé, c’est bigrement raté. »

Certes. Autant se rendre à l’évidence cher Seigneur Du Martin, je suis mauvaise, je suis mauvaise hein. C’est comme ça. Rien ne sert de raccourcir les feuillets, il faut stopper à point…

Malgré tout et dans un dernier sursaut d’espoir, étant de nature (vénale) bienheureuse, je vais patienter, croiser mes boudins d’orteils et ne plus toucher à la queue du Mickey* comme vous l’avez préconisé.

Je vous souhaite un doucereux soir du réveillon plein de froufrous à paillettes, de toasts à la crevette, d’explosions de pétards et de tubes d’Hervé Villard.

D’Herbert Léonard.

De Thierry Hazard, de… diable je suis à court de noms de chanteurs ringards, aux sonorités sonores sonnant en -ard.

Bien à vous,

Julia la bouchère/faiseuse de cervelas et autres chipolatas, qui ne sait de toute évidence aiguiser ses coutelas.

*Ou de la souris si vous préférez. »

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Sur le coup je m’étais dit que ce n’était pas si mal comme réponse, bien qu’à un moment je n’aie pu m’empêcher de m’auto-flageller comme d’habitude, mais comment dire, je suis plus très sûre maintenant.

Des nouvelles depuis ce message pitoyable? Aucune.

Voilà, voilà. Me griller toute seule une fois encore, telle une belle saucisse rôtie à vif, je viens de. Sérieux, mais qu’est ce que j’ai dans la peau du cul hein, hein, vous me le disez?

Oh Putaing. Oh allez, je reposte la vénérable photo du monsieur fatigué dans son fauteuil, linge sur la tête et attendant son trépas funeste, car c’est celle qui me représente le mieux à l’instant T.

Au revoir. A jamais, à… Au revoir.

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2017-Maîîîître Yoda’s commandements, mon sacripant.

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-de tout faire à la dernière minute, tu cesseras. (Parce qu’ensuite, tu te changes en gros dragon furibard, de la fumée noire comme des petits bouts de charbon éthérés te sortant de la mangeoire, des trous de nez et du périnée. Prise par le temps et stressée comme une anguille sous le joug de Maïté, des cuisines sa Majesté, tu fronces alors des sourcils, ta vénérable ride du lion se creusant, se creusant, se creusant*. Alors nein. Point faire passer le plisir avant les corvées, cette fois tu ne devras).

-un brin de yoga chaque jour, tu feras.

-ainsi qu’un poil de méditation, bonne pour ta sanguine circulation (et ton caractère de cochon).

-le magasine « Flow », quelle que soit l’oseille dans ton joyeux porte monnaie, tu t’offriras.

-beaucoup de l’eau claire, tu boivras.

-les choses bonnasses qui te sont arrivées dans la journée, précieusement dans ton agenda rose pâle** tu noteras.

-à vivre l’instant présent, rondement (et à ton rythme), tu apprendras.

-comme ça, cela suffira.

-oh ja, oh ja. Si tu suis ces quelques préceptes, la tranquillité de l’âme et son copain le bonheur, certainement tu trouveras.

Signé: ton vieux poteau le Yoda. Alléluïa. Que la Fo-force avec toi, avec vous tous, soit.

Au revoir.

*Falope! Trompe de faloooope!!!! Je te hais, tu entends, je te. HAIS!!!

**Qui soit dit en passant t’a coûté la peau du cul, mon beau merlu.

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Certes.

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Ce moment où tu réalises que t’as sacrément pris de la bouteille*, quand tu mates nonchalamment un épisode de Columbo** et que tu te dis ma foi que l’homme à l’écran est point si mal finalement et que tu ferais bien du frotti-frotta à la peau de son manteau.

Alors que. Ne nous voilons pas la face hein, depuis que t’es un poivron en jupon, t’as toujours considéré l’énergumène aux imperméables improbables comme LE représentant officiel des brontosaures-et-autres-troupeaux-de-brachiosaures, rapport à sa décrépitude et à sa « ringarde touch du perméable pas portable ».

En vous remerciant.

*Une fois de plus, ô mon doucereux amateur de Porc Salut (c’est écrit dessus).

**Le seul fait même de reluquer un épisode de Columbo (et de prendre son pied) induit chez tout un chacun un âge pour le moins avancé.

Je jure solennellement (que mes intentions sont mauvaises) que…

…je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Ca non. Je veux dire nein. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus toute seule, plus, plus, plus. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Plus jamais, jamais. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, ça c’est sûr oh mon doucereux Ben Hur. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, vous entendez, PLUS JA-MAIS. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule, au risque de ressembler à peu de choses près* à ça (le fou-fouillon latin, rondouillard et bombé en moins) :

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Parce qu’après hein, merci bien, l’Ogre Jéjé il ricane à chaque fois qu’il me voit, faisant tressauter sa bedaine et me montrant du doigt, moi je chouine de grosses larmes amères de trépas dès lors que j’aperçois mon reflet à travers la ce-gla, alors…Nein que je me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Je ne me couperai plus jamais les cheveux toute seule. Et maintenant Bonne Mère. Je . Vous. Laisse. Parce que je suis fatiguée. Non. Je veux dire nein. En fait je me fatigue toute seule.

Au revoir.

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*Bon d’accord, j’exagère un peu beaucoup. Mais ne l’oubliez pas, je suis de l’Estaque-gare, arrondissement de Marseille, peuchère.

Bonheurs minuscules.

0574ae344aabd9361b615f07b19b86e3J’aime:

-étaler ma crème à l’amande douce sur ma trogne avant d’aller me cher-cou sur le té-cô et sentir le sucre glace, la pâte à gâteau, la poudre vanillée à même les joues-mon-gros-loup. Avoir ainsi la ganache toute apaisée, bien hydratée, prête à se rouler dans la volupté des draps frais.

-être un peu débraillée, décoiffée, comme surgissant rondement (d’un asile) d’une guirlande de fougères ou d’un buisson d’épines amères.

-faire la sieste, un bouquin près de mon oreille, le Sacquet posé sur moi et régler ma respiration sur la sienne. L’entendre ronfler tandis que ses côtes se soulèvent et s’abaissent sous ma main, imperceptiblement, sereinement. Fermer les paupières, profiter du moment-présent-mon-vieux-brigand. Faire un brave vœu, accessoirement.

-les couleurs pastels qui changent tout ce qu’elles touchent en grosse guimauve lardée de douceur, autrement réconfortante pour les yeux et le coeur.

– la mousse qui s’infiltre partout malgré la morsure de l’hiver, se faufile et perce le bitume de ses fines pousses verdâtres, dessinant de grandes rigoles joufflues sur les trottoirs.

-cet instant où le ciel se pare lentement de gris puis de bleu nuit au crépuscule, où le silence se fait soudain et où tout semble alors possible: l’afflux de la magie, des chats noirs le cul en trompette, ramenant leur fraise pour que la fête soit complète, des licornes parsemant leur route de crottin luminescent, plein de paillettes et de vers luisants, l’arrivée d’Harry et sa baguette et autre pluie d’étoiles filantes, annonciatrices de féerie, de croissant de lune en demi teinte. Croiser les doigts pour que le troupeau enchanteur se pointe vraiment à ma fenêtre.

-faire infuser un sachet de « pisse mémé » saveur menthe-réglisse lorsqu’il fait bien noir, avant de laisser le breuvage fumant me tapisser la glotte et fondre doucement sur mes papilles, ivres de béatitude. Salace. Et. délicate.

-sentir que je succombe irrésistiblement au sommeil, frange brune sur le traversin et que ma nuit sera (peuplée d’éléphants roses) bien bonne.

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Et vous mes gras biquets, quels sont donc les bonheurs vous faisant friser le jonc et le jarret?

Canine balade.

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Tous les jours pendant une heure environ, sauf cas de force majeure* ou de maladie ténébreuse me clouant sur mon futon, je promène sagement le Sacquet. Pour le bien de son cochonnet et de sa morale gaieté, je m’arme de courage, saucissonne la bêêêête de son gros harnais, y sangle la laisse et nous voilà partis de par les rues (nous geler le cul).

Au fil du temps les ‘ienchs du quartier se sont faits les balises vivantes (et auditives) de notre marche quotidienne. La liste des canidés à l’affut derrière leur bout de portail et qui aboient goulument à notre passage est longue, très longue. Si la plupart se contentent de nous déverser leur bile à la truffe, marquant ainsi leur territoire, il y en a quelques uns qui sortent du lot et me font rire à tous les coups. Voyez plutôt.

Sur notre route, on croise tout d’abord le Scottish et  le vénérable Jack Russel qui se charclent incessamment le poil à notre approche et dont les petits noms de chevet attribués par ma pomme, « La Serpillère » et « La Sauçaïsse », font que je me bidonne à chaque fois que je les vois et ce, comme une vieille oie. C’est toujours la même chose: le Roi de la Comté et moi-même nous avançons vers leur jardinet clopin clopant. « La Serpillère », noire de jais, une touffe de poils filasses lui mangeant les globes oculaires, ramène ses guêtre en gueulant comme un cochon de lait, pisse contre la clôture. Le Sacquet renifle aussitôt le jet ainsi déversé, couine tel un goret, souille le grillage à son tour. Quelques secondes se passent et immanquablement, voilà « La Sauçaïsse » qui débarque sur ces entrefaites, traînant sa large bedaine, larynx hurlant. Elle se plante près de son compère, piquet bedonnant et court sur pattes, avant d’uriner elle aussi et de lui mordre férocement les naseaux. S’ensuit alors un véritable combat de chefs, digne des plus grandes scènes guerrières. (Et caninement grégaires). « La Serpillère » réplique par un coup de crocs bien senti sur la jugulaire de son collègue tandis que le Sacquet, imperturbable, répand son urine une fois de plus au nez et à la barbe des canidés, lesquels sont bien trop occupés à se taillader la frite, grognant, montrant les dents à qui mieux mieux, pour s’en offusquer. Nous nous taillons fissa, ricanant telles des oies. Enfin, surtout moi. Et. Laissons les deux monstres se bouffer les foies.

Vient ensuite le cabot ayant pour habitude salace de descendre les escaliers de sa terrasse à toute berzingue lorsqu’il nous aperçoit, avant de poser les pattes sur son muret de pierres et d’hurler tel un loup garou malade d’amour, museau au ciel et gueule rondement ouverte, comme si un orage allait soudain crever les nuages ou si nous étions ma foi deux jambonneaux à l’os vivants, pétris de moelle et de gras, nous dandinant joyeusement sur nos gambass. (Ce que nous sommes un peu beaucoup, si l’on y réfléchit bien-Tintin).

-Ahouuuuuu! Aahouuuu!, fait l’énergumène canin jusqu’à ce que nous ne soyons plus qu’une paire de points infimes au loin.

-Ahouuuuuuuuu!, reprends-je, face hilare et me tournant vers lui tour à tour, pointant mes babines d’humanoïde aux cieux.

Il y a aussi le Boxer qui saute en l’air tout le long de sa muraille pour essayer de nous croiser le regard et qui ne réussit à chaque fois qu’à passer la tronche au delà de son parapet. Le temps que nous dépassions le pare feu de sa maisonnée, on a bien vu sa trogne une dizaine de fois surgir des affres du néant, nous saluer gracieusement et retomber tout de go telle une belle merde sur son lit. De papier hygiénique blanc.

Certes. Mais mon bâtard préféré reste sans conteste celui que j’ai habilement surnommé « Le Pignon de pin », chihuahua oh combien minuscule qui est arrivé je ne sais comment, à brouter la haie de son jardin pour s’en faire un trou dans lequel il passe tout juste sa gueule et aboie, se prenant ainsi pour le roi, la verdure faisant comme une crinière valeureuse et vaporeuse autour de son cerveau de vermisseau. De là où nous sommes, nous ne voyons alors qu’un mur de feuilles verdoyantes, frétillantes, duquel une binette de chien aussi grosse qu’une tête d’épingle et auréolée d’oreilles taillées en pointe, sort, couine et s’agite à la lumière comme un hareng saur, si Senor.

Bigre. Voilà donc les bébêêêêtes qui n’ont de cesse de me mettre en joie. Bah on s’amuse comme on peut quand on promène son Sacquet quoi. Ca c’est vrai quoi. Au revoir.

*La flemme est assurément un cas de force majeure. La pluie, les coulées de boue aussi. Les glissements de terrains, l’avènement des sorcières de Salem et autres zombies sur mon chemin, les…Oh putaing voui, oh putaing ouh. Qu’èssy m’a donc pris de prendre sous mon aile un misérable toutou.

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« Et maintenant Blaze…plaignez moi. »

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Gri-grippe: 2 – Roulio: 0.

-Mode « avachissement intégral sur canap' »: rondement activé.

-Nombre de fois où je geigna: « Je vais mourir », au cours des dernières vingt quatre heures, langue pendante et oeils fous: 19780704*.

-Nombre de kleenex utilisés au cours des cinq dernières heures: 5384.

-Haut degré d’état de délabrement avancé: pleinement atteint-Tintin.

-Nombre de jours passés en mode pouilleux du dimanche, consistant à me déplacer en rampant à même le sol (à cause de la fièvre), tel un lombric en peignoir-noir/moumoute de cheveux filasses/grosses chaussettes (de vieille) montant jusqu’aux varices de la cuisse et psalmodiant un « Je vais creuver » languissant tous les deux mètres: 3.

-Oeils: proprement torves. Et fous. Et semblant dire à tout instant: « Je vais mourir! Je vais me noyer dans mes glaires bien chargées et ne plus jamais me dresser des effluves de mon cou-couche panier! Olé! »

-Nombre de fois où j’implora l’Ogre Jéjé: « Sil vou plééééé! Apporte moi un mouchoir en papier, oh mon homme des tavernes si musclé! Si endimanché et plein de sève testostéronée! Donne moi le paquet car vois-tu, la Force m’a instamment désertée! Elle me pète au nez, la trompe de Falope faisandée! Maîîîître Yoda m’a abandonnée et ne veut plus être mon allié! Sil vou plé, sil vou…Merci. Ah et si tu voulais bien au passage me per-cho aussi la grosse cuillère à sirop, le flacon-pas-bon-à-sirop et me préparer dans le même temps un grog bien chaud, me caresser la frange car (je vais bientôt mourir) je suis très malheureuse, ça serait vraiment épatant, oh mon beau canard blanc »: 8.

Bon d’accord 3586.

-Nombre de fois où Jéjé sembla à deux doigts de me pulvériser l’enveloppe au sens propre du terme et prendre ainsi mon cul pour un tambour de guerre: 82780403.

-Nombre de fois où à la place il leva les yeux au ciel, souffla, râla tout ce qu’il pouva et s’empressa de faire tout-bien-qu’est-ce-que-je-lui-avais-ordonné-le-petit-porc-en-gelée : 82780403**.

-Nombre de minutes nécessaires à la rédaction de ce post-qui-pue compte tenu de ma fièvre de canasson qui ne me lâche point d’un poil de mamelon: 85. Et deux secondes.

Bonne Mère et sur ce, je vous laisse, parce que…je vais vénérablement creuver. Gueule ouverte et offerte à toutes les hordes de mouches tsé tsé.

Au revoir. Rendez-vous dans l’au delà, oh mes lecteurs aussi doux que du miel d’acacia.

*Ich bine eine drès bauvaizeu baladeu, ja.

**Diable. Même rendue sur le pas de porte de la Mort, l’homme a vraisemblablement encore peur de moi. Haha.

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2017 pleine de promesses.

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Et bien plus encore! Je vous souhaite de la magie, de l’émerveillement, des gratins de rire à profusion, qu’ils remplissent chaque interstice, chaque recoin de votre vie, je vous souhaite des batailles de traversins à n’en plus finir et des fous rires sous la pluie, des sauts sur les lits et des grattages de tête à vous faire pousser des cris de génisse repue, des tourbillons d’amour et des soupes de langues sublimes, je vous souhaite que chaque matin vous enfiliez vos pantoufles de fourrure* l’âme légère, pétrie de désir de vivre et de sève, des lâchers de cotillons sur vos tempes pour les soirs de brume/cafard/blizzard bien noir, des journées passées à ne rien faire sinon profiter, végéter, laper votre café au lait devant de vieux films, un clébard aussi doux que du coton près de votre ouagnon, je vous souhaite des belles belles rencontres, aussi belles qu’impromptues, des gros instants de rêverie, des surprises innombrables, vous donnant la patate pour des semaines, que dis-je des mois et des semestres, je vous souhaite des gâteaux à la crème couverts de sucre glace et autres friandises en pâte d’amandes, délicieusement façonnées, fondant sur votre palais, des grogs de tisane d’herbes elfiques, des vagues de soleil dans les yeux et des siestes dans l’herbe fraîche, l’été, de l’amour, de l’amour, des sauts de cabri dans les flaques, beuglant à perdre haleine, comme si votre vie en dépendait, tandis que votre amour/ami singe près de vous un Gene Kelly-sans-parapluie, je vous souhaite des couchers de soleil incroyables et des cils pleins d’étoiles.

Je vous souhaite enfin de fermer les yeux, quels que soient l’endroit et le moment et de pouvoir vous dire, la moustache frétillante, frisant de malice: « Nom de Zeus quoi, je suis vivant. Je suis simplement et pleinement vivant. »

 BONNE ANNEE LES GENS!!!!

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*De fausse fourrure, cela s’entend.

Pluie de joie et de paillettes nacrées sur vos bonnets!

HAPPY CHRISTMAS DAY ET HEY HEY HEY!!!!!

Je vous souhaite du bonheur, de l’amour, des soupes de langues sous le gui, des grosses et grasses volailles cuisant dans leur jus, chatouillant vos narines et vos palais, de doucereux flocons de neige à minuit et des paquets enturbannés lardant vos yeux de plaisir et de volupté…

Pour ma part, je m’en vais en Doldogne (ça vous glogne), où ma petite mère m’attend, frétillante, impatiente, remuant ses marmites innombrables et autres couvercles à pots.

JOYEUX NOÊL!

Ce moment gênant…

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…où t’es littéralement prise d’un fou rire incroyable, comme ça, pour rien, juste parce que tu fais la queue-leu-leu à la poste, que t’es là depuis un bon quart d’heure n’est ce pas, ton colis pour le postal envoi sous le bras et que malgré tout, le troupeau de pékinois avide de timbres devant toi n’avance pas.

Et où tout le monde, absolument tout le monde, de la guichetière mollassonne en passant par le clébard attaché près de la porte d’entrée, te reluque la fente grise parce que de toute évidence hein, faut point se leurrer, t’as l’air d’une vraie gue-din/phacochère femelle atteinte de nerveuse-grossesse/résidente de Ste Anne l’HP, fraîchement de ce lieu maudit, évadée.

(Rayez la mention inutile).

M’enfin c’est point grave-Tintin. C’est point grave pasque dans trois jours, pas un, pas deux, pas quatre, TROIS, c’est le noyeux Joël quoi. Ca c’est vrai quoi haha.

JOYEUX NOEL ET JA JA JA.

Echange de mails non conventionnés.

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Ai-je seulement pris le temps d’expliquer ici ce qui m’était arrivé cette année avec Mister Du Martin, éditeur de son état et parisien? Voui, non? Je veux dire nein? Mah yé né sais plous, yé souis peldoue.* Dans le doute, j’m’en va  rectifier cette commensurable erreur, votre Honneur.

Courant janvier, je recevais un mail du monsieur disant que mon roman l’avait fait rire (!!!) et qu’il fallait qu’on se parle de vive voix au téléphone. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je (vomissai avant son appel) pris ma plus belle voix, répondis par borborygmes d’ourse des tavernes tellement j’avais peur et l’écoutai me raconter, la pomme des dents dans les semelles, que mon pavé du « Roulio Fauche le poil » n’était pas si mal, mais qu’il y avait encore beaucoup de travail, que j’en faisais trop, qu’il fallait de ce fait sacrifier tout plein de pages et que peut être par la suite, le bouquin en question serait publiable. Mais rien de sûr au final.

Forte de cet échange et pétrie d’optimimse, je me mis bravement au travail**, ma chopine de café à mes côtés et raturais, scalpais, tondais tant que je le pouvais. Au mois de juillet, je lui renvoyais la bête ainsi dépenaillée.

En vain. Le Seigneur Du Martin n’en voulait toujours pas, arguant qu’il fallait encore couper, écorcer, peler, raser. Certes. Petite vérole et cataracte avérée. Je ravalai ma détresse, me remis bon gré mal gré à la tâche pour un énième travail de correction. Que je viens tout juste de finir la vérité. Et. Que je vais m’empresser de lui adresser/emballer, dans un joli paquet froufroutant de lumières et d’étincelles glacées.

*« Fais comme l’oiseauuuu! Ca vit d’air pur et d’eau fraîche, l’oiseauuuu! D’un peu de chasse et de pêche, l’oiseau! Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseauuuu! D’aller plus hauuuuuut! »

**Et ce, pour la 4886ème fois. Au bas mot. Car avant de faire du « coupe-coupe » pour le Sieur Du Martin, j’avais passé déjà  quelques trois ans à corriger ce saligaud de bouquin, d’où mon désespoir.

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OBJET: « Roulio Fauche le poil »,de sa vénérable fourrure d’hiver, délesté est.

« Cher monsieur Martin,

J’espère que vous allez bien-Tintin, que ma missive vous trouvera guilleret malgré l’actualité et impatient de faire la fête de fin d’année. Pour ma part, tout va bien, tout va très bien même, je suis heureuse d’être en vie, d’être ici et aujourd’hui, vive la vie, vive la folie, vive le houx et les conifères d’épines travestis, vive les présents que l’on s’offre gaiement le matin du 25, l’oeil pétri de poutignes et encore imbibé de la veille, vive…bref vous m’aurez comprise.

Bien bien bien. Alors voilà cher, oh très cher Saigneur Du Martin, éditeur de son état et parisien, j’ai enfin terminé mon travail de pelade. J’ai tout bien scalpé, rasé, épilé, ratiboisé, tout comme vous l’aviez préconisé. Je dirais même plus, mieux que ça la vérité, on ne peut pas Sainte Vierge des quais.

J’ajouterais, si après ça vous ne voulez pas de moi, si vous ne me préparez point le juteux contrat, gorgé d’euros et de gros lingots, c’est que je comprends pas. Nein nein, le Roulio… a comprendra pas.

Certes. Je vous laisse donc avec mon pavé qui n’en est plus vraiment un, qu’on dirait plus un manteau d’hermine après un bain de boue/doucereux passage au sèche linge-mixer/trois mois de randonnée en été dans les îles Maoré et vous souhaite une bonne, bonne lecture Monseigneur Du Martin!

Sur ce n’est ce pas, au revoir. Bien à vous, que la vie vous soit plus douce qu’un loukoum en bouche, noyeux Joël et tout le tralala.

Julia, l’ingrate face, la femme à barbe que voici, que voilà.

Au revoir. Et…BANZAIIIIIE!! »

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Sauf que. Je n’ai bien évidemment pu résister à l’idée de lui faire une petite blague. A la place de mon manuscrit de plus de trois cents feuillets, voilà ce que le monsieur trouvera à la suite de l’habituelle page de présentation contenant mes noms/prénoms/adresse et tout le tintouin, lorsqu’il ira fureter dans les pièces jointes:

« Roulio Fauche le poil »

Ecrit par Julia le rat,

666 rue du vice et des délices

66 666 Antre de la bêêête cornue/fourchue.

Tél: 06-66-66-66-66.

« Maître Roulio, en ses griffes acérées,

Tenait un bouquin ès poilade.

Maître Du Martin,

Par l’odeur du gain alléché,

Lui tint à peu près cette tirade :

—Hé bonjour Madame Du Roulio !

Que vous êtes gracile ! Que vous me semblez rapporter gros !

Sans mentir, si vos salades se rapportent à vos boutades,

Vous êtes la Reine Mère des scribes de ce cloaque.

A ces mots le Roulio ne se sent pas de joie,

Ouvre de larges serres et…

S’empresse de signer le contrat.

(Ah oui alors putaing cong ! Poil au mamelon ! Il le signe oui, parce que c’est loin d’être un couillon !)

Et…

Il encaisse son chèque, plus gros et gras encore que ce qui végète sous le pagne de Don Diégo de la Vega. »

Tomber du rideau.

AU REVOIR.

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Je pensais bien sûr attendre sa réponse que j’imaginais toute en ricanements salaces et lui envoyer juste après mon vrai travail du vrai bouquin. Certes. Reste plus qu’à espérer qu’il ait de l’humour à revendre et que je ne sois pas allée trop loin dans le côté obscur de la blague et…bigre. Au revoir donc. Je vais maintenant me cacher la trogne sous une vieille taie d’oreiller, parce que j’ai sacrément honte, hé.

Priez pour moi pauvre farceur, car il se peut que ce soit mon heure.